L’uléma pronoçant son discours devant les femmes de l’association al-Mabarrat. Photo Ani
« Nous ne voulons pas que la femme bénéficie de quotas, mais d'un véritable partenariat. » C'est ce qu'a affirmé hier le président de l'association caritative al-Mabarrat, l'uléma Ali Fadlallah. Le cheikh chiite s'exprimait devant un parterre de femmes, lors de l'iftar annuel organisé par la section féminine de l'association, au centre al-Kawthar et Mabarret saydet Khadija, sur la route de l'aéroport. M. Fadlallah a ajouté que « la responsabilité de ce partenariat incombe aux dirigeants influents, mais aussi à la femme qui doit avoir confiance en elle-même et dans les autres femmes, qui doit aussi s'imposer, car toute personne qui devient une nécessité pour la société sera respectée de tous ».
L'uléma a insisté sur la nécessité de mettre en place des lois pour protéger la femme libanaise de l'emprise de l'homme ou de la société. « Nous sommes en faveur de toute loi qui contribue à la protéger, a-t-il assuré. Nous avons aussi besoin de sortir des traditions qui considèrent la jeune fille en marge du garçon, ou la femme en marge de l'homme. Nous avons besoin de séparer les coutumes et la religion, et de nous prononcer contre toutes les coutumes qui vont à l'encontre de la religion », a-t-il ajouté.
Et d'observer que la femme est « capable de percer dans tous les secteurs, elle l'a d'ailleurs prouvé ». « C'est pourquoi la société perd des capacités lorsqu'elle écarte la femme, a-t-il reconnu. Il en est de même lorsque la société écarte la femme des affaires politiques ou liées au développement, où les femmes n'ont pratiquement pas de présence, que ce soit au sein des conseils municipaux, du Parlement, du Conseil des ministres ou même des associations de défense des droits de la femme », a-t-il déploré.


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C'est quoi ce sophisme ? Sinon, pourquoi est-il contre les quotas alors, en attendant que les hommes laissent leurs places aux femmes et que les femmes soient moins sous l'emprise des hommes ?
06 h 37, le 14 juin 2016