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Liban - Municipales

Rifi : « Nous cherchons à faire participer les chrétiens et les alaouites aux affaires de la municipalité de Tripoli »

Grand vainqueur des dernières élections, le ministre démissionnaire de la Justice s'est rendu hier à Balamand pour y rencontrer le patriarche Youhanna Yazigi.

Le patriarche d’Antioche Youhanna Yazigi, Achraf Rifi et Élie Salem. Photo Ani

Le ministre démissionnaire de la Justice Achraf Rifi a affirmé hier son intention de faire participer les chrétiens et les alaouites aux affaires municipales de la ville de Tripoli, rapporte l'agence al-Markaziya, et ce lors d'une visite au patriarche de l'Église orthodoxe d'Antioche, Youhanna Yazigi, au siège patriarcal de Balamand, en compagnie de Fawaz Mitri et de Hani Merhebi.
« Nous avons mené la bataille électorale sous un slogan politique clair, et sommes soucieux que Tripoli reste la ville de la coexistence islamo-chrétienne, sunnito-chiite », a-t-il dit au patriarche, en présence également de l'ancien ministre Élie Salem. Et d'expliquer qu'« à l'issue des résultats des élections municipales de Tripoli, il y a eu une faille au sein du conseil municipal ». « Nous avons perdu les éléments chrétiens et alaouites (qui ne sont pas représentés au conseil car ils n'ont pas été élus). Mais il y a une volonté unanime de faire participer les chrétiens et les alaouites aux affaires de la municipalité, non seulement au sein des commissions, mais aussi des postes d'assistance au président de la municipalité », a-t-il assuré. M. Rifi s'est aussi dit soucieux de renforcer la coexistence. « Nous avons été élevés dans la ville du savoir et des gens de savoir, qui regroupe toutes les parties de la société », a-t-il observé à ce propos. Pour rappel, la liste soutenue par l'ancien chef des Forces de sécurité intérieure a remporté 16 sièges sur 24. La liste rivale a quant à elle remporté les sièges restants.
Achraf Rifi a tenu à expliquer au patriarche le déroulement des élections et des alliances, lors des municipales de Tripoli. « Nous avions proposé à la liste adverse, avant les élections, que les mêmes candidats chrétiens et alaouites figurent sur les deux listes, pour garantir leur élection », a-t-il affirmé. « Mais l'autre partie n'a pas répondu à notre proposition », a-t-il déploré. Il a toutefois constaté que les candidats chrétiens ont été battus de peu. « Ils ont obtenu un nombre de voix supérieur à celui de la "Jamaa islamiya" ou des "Macharih khayriya", ce qui montre que les Tripolitains ont donné leurs voix sans distinction entre un candidat et un autre. »
Le ministre a alors invité les élus de la ville à œuvrer ensemble et collaborer efficacement au sein du nouveau conseil municipal, au service de toute la population de Tripoli, pour le développement et la lutte contre la pauvreté endémique. « Quant à nous, les forces politiques, nous devrons le soutenir dans tous les domaines, afin qu'il parvienne à contribuer au développement de la ville », a-t-il promis, tendant la main à toutes les parties. Dans une mise en garde, Achraf Rifi a promis que seraient sanctionnés tous ceux qui manqueront à leur devoir envers la capitale du Nord. « Les défis sont de taille », a-t-il martelé.
Répondant à ses détracteurs qui l'accusent « d'hypothéquer le public du courant du Futur », M. Rifi a soutenu qu'« un public ne peut être hypothéqué ». « Le public tripolitain est assez averti pour décider de son sort en toute liberté », a-t-il dit, soulignant qu'il n'y a « pas de contact direct entre moi et Saad Hariri ». « Notre différend repose sur quelques constantes politiques que nous considérons essentielles et pour lesquelles des hommes ont été assassinés, notamment l'ancien Premier ministre Rafic Hariri », a-t-il rappelé, assurant que les liens qui l'unissent à Saad Hariri les réuniront de nouveau.

Le ministre démissionnaire de la Justice Achraf Rifi a affirmé hier son intention de faire participer les chrétiens et les alaouites aux affaires municipales de la ville de Tripoli, rapporte l'agence al-Markaziya, et ce lors d'une visite au patriarche de l'Église orthodoxe d'Antioche, Youhanna Yazigi, au siège patriarcal de Balamand, en compagnie de Fawaz Mitri et de Hani Merhebi.« Nous avons mené la bataille électorale sous un slogan politique clair, et sommes soucieux que Tripoli reste la ville de la coexistence islamo-chrétienne, sunnito-chiite », a-t-il dit au patriarche, en présence également de l'ancien ministre Élie Salem. Et d'expliquer qu'« à l'issue des résultats des élections municipales de Tripoli, il y a eu une faille au sein du conseil municipal ». « Nous avons perdu les éléments chrétiens et...
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