Le coordinateur général du secrétariat du 14 Mars, Farès Souhaid, a demandé hier au Hezbollah de faire pression sur l'Iran et non sur le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, dans l'affaire des sanctions financières américaines à l'encontre du parti chiite.
« J'invite le Hezbollah à faire pression sur son allié et parrain iranien au lieu de M. Salamé qui ne détient pas la solution à ce dossier. Le Hezbollah est en train de faire pression au mauvais endroit », a indiqué M. Souhaid dans une déclaration au site Arab Economic News. Mercredi, le gouverneur de la BDL avait annoncé la fermeture de 100 comptes bancaires liés au parti chiite, en application des sanctions américaines contre cette formation.
« Les sanctions ont été décidées par Washington, pas par Riad Salamé. Le Hezbollah, dont l'allié iranien participe à la même table de négociations que les États-Unis, devrait lui demander de l'aider à résoudre ce problème ou à limiter ses dégâts », a souligné M. Souhaid.
« Si le Liban est écarté du système bancaire mondial pour non-application des sanctions, le secteur bancaire libanais se transformera en comptoirs qui alloueront de l'argent au niveau local, sans oublier les répercussions que cette situation pourrait avoir sur la scène interne libanaise », a-t-il mis en garde. « Le Hezbollah pourra essayer de contourner les lois américaines. Je ne sais pas s'il est capable de faire circuler de l'argent liquide à travers le secteur de l'immobilier par exemple », a indiqué M. Souhaid.


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Roûûûhh yâ Kbîîîr, yâ Chevalier Blanc du Jérdéjbééél !
12 h 06, le 12 juin 2016