J'ai récemment assisté, à la télé, à un documentaire sur la production agricole au Japon, axé surtout sur le cas particulier d'un agriculteur privé, intelligent, ambitieux et dynamique, qui possède un terrain, d'une superficie au-dessous de la moyenne, quelque part dans la campagne japonaise. Ce terrain est adjacent à sa maison. Il en a étudié les possibilités d'exploitation les plus rentables et a finalement opté pour la plantation d'une qualité spéciale et supérieure de riz (dont j'ai oublié le nom, étant profane en la matière). Il a alors labouré, cultivé et préparé son lopin de terre, de la manière la plus savante et la plus appropriée et y a planté les plants de riz désirés. Le moment venu, il a réussi à récolter une qualité et une quantité de riz correspondant au maximum qu'un terrain de cette superficie puisse donner, et il a commencé à vendre sa production, en la distribuant, entre autres, à des restaurants de niveau supérieur, à tel point que, au fil des années, il a fini par se faire une telle réputation, dans sa région, que les clients se bousculent pour lui acheter son riz. Depuis sa réussite, notre agriculteur japonais gagne très bien sa vie, puisqu'il arrive même à faire mener à sa famille un niveau de vie aisé, semblable à celui de la classe bourgeoise.
J'ai tenu à citer ce cas pour aboutir à la conclusion suivante : au Liban, on n'arrête pas d'entendre les plaintes d'une grande partie de nos agriculteurs, tantôt à cause de la sécheresse qui frappe les récoltes, tantôt à cause de quelques pluies diluviennes dévastatrices, ou de la grêle, ou des suites de certaines vagues de températures trop basses ou trop élevées, ou de la concurrence de certaines denrées importées des pays arabes, etc. Pour mettre un terme à cette situation, devenue insupportable, pourquoi ne pas commencer par supprimer la culture des denrées sur lesquelles l'offre dépasse la demande (et qu'on peut facilement importer), en les remplaçant par des cultures, sur lesquelles la demande dépasse l'offre, et particulièrement celles des produits qui se vendent à des prix élevés, en étant jusque-là inaccessibles au budget d'une grande partie de la population?
Pour arriver à cette fin, il serait indispensable de créer, simultanément, un département, au sein de notre ministère de l'Agriculture, constitué de spécialistes et d'ingénieurs agronomes, pour qu'ils soient à la disposition des agriculteurs (dont certains sont des ignorants), afin de les conseiller et de les guider sur la manière la plus rentable d'exploiter leurs terres, tout en demeurant à l'abri des intempéries et de la concurrence des denrées importées, et en étant sûrs de pouvoir écouler facilement leur production, localement et/ou à l'exportation, éventuellement via Idal. Tant que l'État sera loin de cette catégorie de la population, il ne faudra pas s'étonner de voir certains paysans se tourner vers les cultures illicites mais rentables, et parfois même vers le banditisme. Ainsi, une authentique politique agricole, digne de ce nom, s'impose, afin de contribuer à mettre fin à l'injustice qui frappe ce secteur, et à améliorer notre PIB, ainsi que la sécurité publique.
Je me demande si, au sein de notre État failli et des nombreux éléments irresponsables (et parfois criminels) qu'il renferme, il se trouvera un responsable prêt à briser le carcan de la routine administrative corrompue et inefficace, en déployant un effort exceptionnel pour tenter de régler ce douloureux problème inhérent à notre secteur primaire (ô combien stratégique), et dont le dénouement ne serait que très bénéfique pour tout le pays, après avoir fait de notre agriculture un secteur prospère.


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"Pourquoi ne pas supprimer la culture des denrées sur lesquelles l'offre dépasse la demande (et qu'on peut facilement importer), en les remplaçant par des cultures sur lesquelles la demande dépasse l'offre, et particulièrement celles des produits qui se vendent à des prix élevés ; étant jusque-là inaccessibles au budget d'une grande partie de la population ?" ! Pourquoi pas ? Parce que, n'est-ce pas, si ON supprimait la culture des denrées sur lesquelles l'offre dépasse la demande (et qu'on peut facilement importer), en les remplaçant par des cultures sur lesquelles la demande dépasse l'offre, et particulièrement celles des produits qui se vendent à des prix élevés et jusque-là inaccessibles au budget d'une grande partie de la population, ces mêmes cultures qui jusque-là leur demande dépassait l'offre seraient tellement nombreuses et donc accessibles que leur ooofre serait alors à tel point supérieure à la demannnde que leurs prix qui étaient si élevés chuteraient de telle sorte qu'ils deviendraient accessibles à la grande majorité de la population et.... qu'ils ne vaudraient à ce moment-là presque.... PLUS RIEN ! Mahééék ?
07 h 35, le 11 juin 2016