Janet Yellen, la présidente de la Réserve fédérale, a donné lundi un aperçu, pour l'essentiel positif, de la situation économique des États-Unis, soulignant qu'une hausse des taux restait d'actualité, mais, et cela a été noté par certains investisseurs, elle est restée muette sur le moment où elle pourrait se concrétiser.
« Je perçois de bonnes raisons de penser que les forces positives portant la croissance de l'emploi et une inflation plus élevée continueront de supplanter celles qui sont négatives. En conséquence, je pense que l'expansion de l'économie se poursuivra, que le marché de l'emploi s'améliorera encore et que le PIB croîtra avec modération », a-t-elle dit.
Concernant l'inflation, la présidente de la Fed a bon espoir de la voir progresser vers l'objectif de 2 % de la Banque centrale, car, estime-t-elle, les cours pétroliers ont renversé leur tendance auparavant baissière, tandis que le dollar s'est stabilisé après une longue période de hausse.
Janet Yellen a ajouté que la statistique de l'emploi de mai, publiée vendredi dernier, avait été « décevante » et représentait une « surprise », mais elle a ajouté que les données économiques n'avaient un impact sur la politique monétaire que dans la mesure où elles modifiaient les perspectives économiques de la Banque centrale à moyen et long terme.
Les États-Unis n'ont créé que 38 000 emplois le mois dernier, bien moins qu'on ne l'attendait, une statistique qui a eu pour effet d'annihiler pratiquement toutes les anticipations d'une nouvelle hausse des taux ce mois-ci.
Lors d'un discours prononcé à Philadelphie et marquant la dernière intervention publique d'un responsable de la Fed avant la réunion de politique monétaire des 14 et 15 juin, Janet Yellen a pris soin de ne donner aucune indication relative au calendrier de la remontée des taux. Elle avait dit le 27 mai que l'institut d'émission devrait à nouveau resserrer sa politique monétaire « dans les mois à venir ».
Cet article est réalisé par Fidus

