Un mariage ? Un enterrement ?
Une fin d'année scolaire ? Non, des élections ! Il est vrai que pour toutes les occasions, les Libanais klaxonnent, pour toutes les occasions, ils tirent en l'air. Tant mieux pour les producteurs de klaxons et de balles, tant pis pour nos oreilles ou, pire, pour ceux qui se retrouvent avec une balle perdue alors qu'ils ne demandaient rien à personne et qu'ils se trouvaient de passage au moment où il ne fallait pas. Ils n'avaient qu'à rester chez eux – ou ne pas sortir sur leur balcon.
Des élections donc. Mais pourquoi les klaxons ? Pour les annoncer, bien sûr ! Comme si on ne le savait pas déjà. Mais alors pourquoi ? Pour annoncer le nom du candidat. O.K., mais encore... ? Eh bien voilà, pour faire du bruit ! Parce que c'est tout ce que les candidats savent faire : beaucoup de tapage... Vous connaissez la suite (pauvre Shakespeare). Un programme électoral ? Connais pas ! Des mesures pour améliorer le quartier ou le secteur ? Pourquoi, qu'est-ce qu'il a le quartier ? Tout ce qu'on doit savoir, c'est la « couleur » du candidat, la grosse légume qui lui apporte son « soutien » et qui lui apporte une « légitimité ». Car c'est bien de cela qu'il s'agit : qui est derrière chaque candidat. Au diable les programmes électoraux ! Qui en a besoin quand on a le grand frère qui nous soutient ?
Et que l'on fasse aller les klaxons !
Rita ROUSSELLE


PETER D,EN HAUT TOUT COMME D,EN BAS... POUR LES BOITES VIDES... C,EST QU,ILS EXISTENT...
15 h 14, le 04 juin 2016