Rechercher
Rechercher

Économie

Le paradoxe allemand

Record de baisse sur le chômage allemand. Mauvaise nouvelle pour ceux qui prenaient leurs rêves pour des réalités : non seulement l'Allemagne ne ralentit pas mais elle continue à créer des emplois. Sans avoir besoin de trafiquer les chiffres comme en France avec des emplois fictifs ou des programmes de formation inadaptés. Non. Avec de vrais emplois, dans le secteur privé, et avec des vrais salaires.
Quelle fantastique réussite économique ! Mais c'est une réussite dont ne profite pas du tout la coalition au gouvernement. C'est le grand paradoxe de l'Allemagne. Hasard du calendrier, alors que l'Allemagne triomphe sur le front de l'emploi, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les deux partis traditionnels allemands sont passés sous la barre des 50 % dans un sondage paru mardi.
Ce sont les extrêmes, et en partie l'extrême droite, qui profitent de cette fragmentation de l'électorat allemand, une fragmentation qui rendra toute nouvelle coalition de plus en plus complexe. Le sujet des réfugiés est un des sujets majeurs de mécontentement. La main tendue d'Angela Merkel à plus d'un million de réfugiés a détourné une bonne partie de l'électorat des partis traditionnels. Mais ce n'est pas tout. La BCE est de plus en plus pointée du doigt. Pour une partie de la population allemande, et en particulier les retraités, extrêmement nombreux, la BCE leur confisque avec ses taux négatifs une partie de leur épargne pour faire des cadeaux aux pays d'Europe du Sud. Wolfgang Schäuble a pris la tête de ce mouvement de protestation et on met en avant le fait que les taux d'intérêt bas ont coûté 200 milliards d'euros aux épargnants allemands entre 2010 et 2016. L'Allemagne tourne à plein régime mais l'Allemagne est tout de même en colère. Et cette colère va peser sur toutes les prochaines élections.

Cet article est réalisé par Fidus

Record de baisse sur le chômage allemand. Mauvaise nouvelle pour ceux qui prenaient leurs rêves pour des réalités : non seulement l'Allemagne ne ralentit pas mais elle continue à créer des emplois. Sans avoir besoin de trafiquer les chiffres comme en France avec des emplois fictifs ou des programmes de formation inadaptés. Non. Avec de vrais emplois, dans le secteur privé, et avec des vrais salaires.Quelle fantastique réussite économique ! Mais c'est une réussite dont ne profite pas du tout la coalition au gouvernement. C'est le grand paradoxe de l'Allemagne. Hasard du calendrier, alors que l'Allemagne triomphe sur le front de l'emploi, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les deux partis traditionnels allemands sont passés sous la barre des 50 % dans un sondage paru mardi.Ce sont les...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut