Chers dirigeants,
Sachez qu'en chacun de nous il y a, envers vous, un degré de ressentiment jusque-là jamais égalé.
Qu'il y a aussi des certitudes, à jamais ancrées : votre incompétence à la direction des affaires de l'État ; votre incurie dans l'organisation des services essentiels, base d'une vie décente pour vos citoyens.
Qu'il y a également en nous une conviction : votre manque d'audace et de panache.
Et bien pis encore, il y cette affligeante certitude de votre incapacité de penser et concevoir des solutions ingénieuses pour reproduire, pour recréer une vraie nation, dotée d'une véritable vision et d'un réel projet pour l'avenir de ses enfants.
Sachez que cette lassante et stérile rengaine que vous nous proférez sur la « démocratie consensuelle » ne trompe plus personne. Ce n'est plus qu'une formule surannée, un oxymoron servant juste à couvrir vos « combinazione », vos
arrangements.
Sachez que l'on n'entend plus une seule de vos trompeuses interventions, que l'on ne lit plus un mot de vos fausses déclarations sur la prétendue lutte contre la corruption. Cette pratique honteuse, érigée, à cause de votre silence, en critère de savoir-faire, de débrouillardise et d'ingéniosité dans une société polluée par tant de concussions et autant de prévarications. On ne veut plus rien savoir, plus rien lire... plus rien essayer de comprendre de vous... et sur vous.
On ne croit plus que ce que l'on voit et ce que l'on voit est moche. Très moche.
On ne croit plus que ce que l'on sent et ce que l'on sent est pestilentiel.
On ne croit plus que ce que l'on ressent et ce que l'on ressent est souffrance. Celle des corps intoxiqués par les pollutions et des âmes abîmées par le mépris, la pauvreté et l'indifférence.
Est-ce qu'on vous en veut ? Oui, mille fois oui.
L'acte de contrition est-il encore possible ? Oui, mais que oui.
De grâce, dites-vous qu'il y a une vie après la (mauvaise) politique.
Et, très vite, passez le
témoin.
Des relayeurs bourrés de talents ont depuis longtemps la main tendue pour prendre le relai. Avec eux, le Liban pourra peut-être encore gagner.
Élie BARDAWIL
Sachez qu'en chacun de nous il y a, envers vous, un degré de ressentiment jusque-là jamais égalé.Qu'il y a aussi des certitudes, à jamais ancrées : votre incompétence à la direction des affaires de l'État ; votre incurie dans l'organisation des services essentiels, base d'une vie décente pour vos citoyens.Qu'il y a également en nous une conviction : votre manque d'audace et de panache.Et bien pis encore, il y cette affligeante certitude de votre incapacité de penser et concevoir des solutions ingénieuses pour reproduire, pour recréer une vraie nation, dotée d'une véritable vision et d'un réel projet pour l'avenir de ses enfants.Sachez que cette lassante et stérile rengaine que vous nous proférez sur la « démocratie consensuelle » ne trompe plus personne. Ce n'est plus qu'une formule surannée,...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef