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Liban

Machnouk : Mon conseil aux forces politiques, elles doivent revoir leurs discours

Le ministre Nouhad Machnouk se félicitant, hier, du déroulement des municipales. Photo Hassan Assal

Le ministre de l'Intérieur Nouhad Machnouk a officiellement annoncé hier, dans une conférence de presse, la fin des élections municipales qui se sont déroulées en quatre épisodes, sans incident majeur. Pour le ministre, son équipe, et pour les services de l'ordre et le personnel administratif, c'est une grande réussite en dépit de quelques couacs. Nouhad Machnouk a donc tenu à remercier nominativement les chefs des équipes qui ont travaillé pendant plus d'un mois sur la préparation, l'organisation et l'exécution de ces élections.
À ce sujet, il a estimé que la comparaison entre les élections municipales de 2016 et celles de 2010 est quelque peu injuste, car les contextes politiques sont bien différents. En 2010, il n'y avait pas encore de guerre en Syrie ni de polémique sur l'intervention du Hezbollah dans ce pays, et pas encore plus d'un million et demi de déplacés syriens sur le territoire libanais, sachant que ces développements ont contribué à radicaliser la rue et la population libanaises, augmentant le clivage politique dans le pays. M. Machnouk a donc rendu hommage aux FSI et à leur directeur, le général Ibrahim Basbous, mais aussi à l'armée et son commandant en chef, le général Jean Kahwagi, grâce auxquels les élections ont pu avoir lieu dans un climat de sécurité acceptable. Le ministre a ainsi rappelé que, jusqu'au dernier moment, des responsables politiques lui demandaient si les élections auraient effectivement lieu, alors que la population était convaincue qu'un plan de report était en préparation. Il a toutefois ajouté que le président de la Chambre n'a cessé de l'encourager à aller de l'avant pour la tenue du scrutin.
Selon lui, ces élections ont montré que le corps libanais est encore plein de vie. Pour Nouhad Machnouk, les électeurs ont prouvé qu'ils n'étaient pas des blocs sourds et aveugles, et ont montré qu'ils réagissent en utilisant les procédés démocratiques. « Ces élections ont redonné confiance dans le système libanais, a-t-il estimé, et elles constituent une lueur d'espoir pour les pays voisins. » Le ministre de l'Intérieur a affirmé que le Liban a montré, à travers ces élections, qu'il n'est pas un État failli et que sa population a un réel attachement à la démocratie et souhaite la relance des institutions.
Machnouk a précisé qu'à part Tripoli et Beyrouth, le taux de participation était de 50 %, ce qui est une moyenne tout à fait acceptable pour des municipales, sachant qu'en Grande-Bretagne ce taux ne dépasse pas les 30 % dans ce cas.
Le ministre a insisté sur le fait qu'il s'exprime en tant que responsable, non en tant que membre d'un courant politique. C'est en cette qualité qu'il conseille aux forces politiques de revoir leurs discours pour répondre aux aspirations et à l'attente des jeunes qui ont montré qu'ils veulent un changement.
En dépit des multiples questions des journalistes sur les résultats à Tripoli et sur l'affaiblissement du courant du Futur, Nouhad Machnouk a refusé de se laisser entraîner dans des propos politiques. Il s'est contenté de dire au sujet du fait qu'à Tripoli le conseil municipal ne comportera pas de chrétiens ni de alaouites, que « c'est un crime » . « Toutefois, je ne peux rien faire. Les parties lésées doivent présenter un recours devant le Conseil d'État », a-t-il ajouté. Selon lui, le vote global des électeurs ne peut pas être compris selon un seul critère. On ne peut pas, ainsi, dire que les électeurs préfèrent le discours extrémiste ou rejettent les grandes coalitions, mais il est certain que les résultats doivent être sérieusement examinés.
En réponse à une question, le ministre a affirmé qu'en principe, on ne peut plus trouver de prétexte pour ne pas organiser les élections législatives à la date prévue. Mais il s'est prononcé contre des élections anticipées, se déclarant en faveur d'une élection présidentielle qui précéderait les législatives. « Mais si on arrive à la fin du mandat du Parlement sans qu'un président ait été élu, les législatives auront forcément lieu », a-t-il affirmé, ajoutant que ce qui compte pour lui, c'est le respect des échéances.
Il a également confié qu'au cours des trois derniers mois, trois tentatives d'attentat préparées par des éléments de Daech ont été déjouées grâce à la vigilance des services de sécurité. Nouhad Machnouk a, enfin, adressé ses félicitations à tous les élus et aux parties victorieuses sans exception. Refusant l'interprétation selon laquelle la rue tripolitaine serait devenue extrémiste, il a précisé que le dialogue entre le courant du Futur et le Hezbollah se poursuit. Il a conclu par cette métaphore : « Avec ces élections, nous avons entouré le Liban d'une barrière blanche, formée par les urnes. »

Le ministre de l'Intérieur Nouhad Machnouk a officiellement annoncé hier, dans une conférence de presse, la fin des élections municipales qui se sont déroulées en quatre épisodes, sans incident majeur. Pour le ministre, son équipe, et pour les services de l'ordre et le personnel administratif, c'est une grande réussite en dépit de quelques couacs. Nouhad Machnouk a donc tenu à remercier nominativement les chefs des équipes qui ont travaillé pendant plus d'un mois sur la préparation, l'organisation et l'exécution de ces élections.À ce sujet, il a estimé que la comparaison entre les élections municipales de 2016 et celles de 2010 est quelque peu injuste, car les contextes politiques sont bien différents. En 2010, il n'y avait pas encore de guerre en Syrie ni de polémique sur l'intervention du Hezbollah dans ce pays, et...
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