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Moyen Orient et Monde

Ce qu’il faut savoir sur Fallouja en cinq points

Les troupes irakiennes conduites par les forces d'élite du service du contre-terrorisme ont donné l'assaut hier à Fallouja, une semaine après le début d'une offensive destinée à reprendre au groupe État islamique (EI) ce bastion jihadiste. L'assaut marque le début d'une nouvelle phase dans l'offensive contre Fallouja, première ville à tomber aux mains de l'EI en janvier 2014 et qui a joué un rôle important dans l'histoire de l'Irak ces dernières années.

Une ville rebelle
Située sur l'Euphrate, à 50 kilomètres à l'ouest de Bagdad, Fallouja est d'abord connue pour son commerce dynamique, malgré sa taille relativement modeste. Les tribus sunnites ont toujours été puissantes dans cette ville en proie aux troubles avant même l'invasion américaine de 2003. En 1920, l'assassinat d'un officier britannique fut l'une des étincelles ayant déclenché une révolte nationale contre la puissance coloniale.

« La ville des mosquées  »
Fallouja est un centre religieux important pour la minorité sunnite en Irak. La présence de centaines de minarets lui a valu le surnom de « ville des mosquées ». Construite au carrefour des routes vers l'Arabie saoudite et la Jordanie, la ville fut l'une des premières en Irak à voir prendre racine l'idéologie extrémiste wahhabite. L'ancien président Saddam Hussein emprisonna plusieurs prédicateurs radicaux de Fallouja, bien que la ville ne lui fût généralement pas hostile. La cité a bénéficié des politiques du régime Baas de Saddam Hussein favorables aux Arabes sunnites.

Blackwater Bridge
Le 31 mars 2003, des insurgés prennent en embuscade un convoi transportant quatre entrepreneurs américains de la société militaire privée américaine Blackwater. Ces derniers sont lynchés à mort, leurs corps traînés sur la route et finalement suspendus à un pont sur l'Euphrate. Diffusées dans le monde entier, ces photos des corps mutilés restent parmi les images les plus marquantes de la guerre menée par les États-Unis en Irak. Le pont est depuis connu sous le nom de « Blackwater Bridge ».

« Nouveau Vietnam »
Le 7 novembre 2004, lors de l'opération « Phantom Fury », plus de 10 000 soldats américains et 2 000 soldats irakiens attaquent Fallouja, bastion des rebelles sunnites hostiles à l'intervention américaine. L'offensive, qui visait à reprendre la ville considérée comme le principal bastion d'el-Qaëda en Irak, devient la bataille américaine la plus sanglante pour l'armée américaine depuis la guerre du Vietnam. Selon diverses estimations, 95 membres des forces américaines ont été tués et plus de 500 blessés. Entre 1 000 et 1 500 insurgés sont tués, et les pertes civiles sont estimées à plusieurs centaines.

« Tête du serpent »
Fallouja est parfois surnommée « la tête de serpent » parce que, pour de nombreux Irakiens, elle est le lieu où a débuté la conquête par le groupe qui allait ensuite prendre le nom d'État islamique de vastes territoires en Irak.
La ville a été conquise par les insurgés en janvier 2014 après le retrait des forces de sécurité. C'était la première fois depuis l'invasion américaine que des groupes antigouvernementaux prenaient le contrôle d'une ville irakienne. Les jihadistes ont ensuite lancé une vaste offensive en juin 2014 durant laquelle Mossoul est tombée entre leurs mains.


Les troupes irakiennes conduites par les forces d'élite du service du contre-terrorisme ont donné l'assaut hier à Fallouja, une semaine après le début d'une offensive destinée à reprendre au groupe État islamique (EI) ce bastion jihadiste. L'assaut marque le début d'une nouvelle phase dans l'offensive contre Fallouja, première ville à tomber aux mains de l'EI en janvier 2014 et qui...

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