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Économie

Les marchés face aux prochains événements

Dernièrement, l'économie a suscité un certain regain d'optimisme aux États-Unis au moment où, pourtant, se profilent trois événements pouvant sérieusement affecter l'humeur des marchés, et, si cela arrivait, avoir un impact négatif sur l'activité.
– Le 15 juin, la réunion du FOMC pourrait se solder par une hausse des taux de la Fed : dans ce choix, la Fed a deux problèmes. Le premier est de ne pas prendre le marché à contre-pied. Elle l'a résolu au fil de ses déclarations récentes qui ont rendu les attentes du marché moins asymétriques. Le second, plus lourd de conséquences, est de ne pas se tromper de diagnostic. L'économie US peut-elle absorber des taux plus hauts ? En théorie, une hausse des taux est là pour calmer la demande, le crédit, l'immobilier, sources d'inflation future. Aujourd'hui, l'économie n'est pas en surchauffe. Le statu quo donnerait une tranquillité temporaire, mais une hausse des taux est justifiée, selon nous, au plan des fondamentaux.
– Le 23 juin, les Britanniques pourraient choisir de quitter l'UE : un Brexit serait négatif pour le Royaume-Uni à moyen terme. À court terme, son impact est incertain. Les flux commerciaux ne vont pas s'arrêter du jour au lendemain. Pour l'économie US qui est peu ouverte (environ 10 % du PIB), l'exposition au Royaume-Uni est assez faible (moins de 5 % des exportations totales). Via les canaux commerciaux, même une sévère récession britannique n'aurait qu'un impact marginal. Les liens financiers auraient peut-être plus d'importance mais ce n'est pas sûr. En septembre 1992, quand la livre a quitté le SME, sa chute de 15 % face au dollar avait à peine perturbé la Bourse américaine.
– Le 8 novembre, le 45e président des USA pourrait être Donald Trump ? Dans ce duel, Hillary Clinton est « le mal qu'on connaît » et M. Trump « le mal qu'on ne connaît pas ». L'adage bien connu voudrait que la première option s'impose, mais, en politique, les jeux restent plus ouverts. Trump s'affirme protectionniste mais se dit prêt à utiliser l'arme fiscale pour soutenir l'activité. Pour l'économie stricto sensu, il ouvre largement le champ des possibles, vers le bon comme vers le très mauvais.

Cet article est réalisé par Fidus

Dernièrement, l'économie a suscité un certain regain d'optimisme aux États-Unis au moment où, pourtant, se profilent trois événements pouvant sérieusement affecter l'humeur des marchés, et, si cela arrivait, avoir un impact négatif sur l'activité.– Le 15 juin, la réunion du FOMC pourrait se solder par une hausse des taux de la Fed : dans ce choix, la Fed a deux problèmes. Le premier est de ne pas prendre le marché à contre-pied. Elle l'a résolu au fil de ses déclarations récentes qui ont rendu les attentes du marché moins asymétriques. Le second, plus lourd de conséquences, est de ne pas se tromper de diagnostic. L'économie US peut-elle absorber des taux plus hauts ? En théorie, une hausse des taux est là pour calmer la demande, le crédit, l'immobilier, sources d'inflation future. Aujourd'hui, l'économie...
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