Ramzi Irani .
Il y a quatorze ans disparaissait Ramzi Irani. Un cadre des Forces libanaises, chargé de la coordination estudiantine du parti à l'Université libanaise alors que le pays ployait encore sous le joug de l'occupation syrienne et où les services de renseignements faisaient encore la loi.
Ramzi Irani, ingénieur chez Total, avait été enlevé à Beyrouth en mai 2002, et son corps avait été retrouvé quinze jours plus tard dans le coffre de sa voiture. Son meurtre, un assassinat politique par excellence, n'a jamais été officiellement élucidé et l'enquête n'a pas donné de suites.
La famille de Ramzi Irani et ses camarades FL commémoreront samedi à 18 heures sa disparition lors d'une messe qui sera célébrée au couvent Notre-Dame de Tamiche, à Dick el-Mehdi.
Dans un entretien avec la presse, l'ancien ministre FL, Joe Sarkis, a rappelé « les années sombres de l'occupation syrienne et la lutte d'une partie des Libanais contre cette occupation ». Il a réclamé que « toute la lumière soit faite sur l'assassinat de Ramzi Irani », se demandant « pourquoi ceux qui ont perpétré ce meurtre sont toujours libres alors que des crimes semblables à celui de l'ancien responsable estudiantin FL ont été résolus en peu de jours ». « La justice au Liban est-elle sélective ? » a-t-il poursuivi, appelant à « la réactivation du dossier ».


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12 h 15, le 19 mai 2016