Le Premier ministre grec Alexis Tsipras et le ministre turc de l’Énergie Berat Albayrak lors de la cérémonie d’inauguration des travaux de...
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a inauguré hier à Thessalonique les travaux de construction de la partie grecque du gazoduc TAP (« Transadriatic Pipeline ») qui doit acheminer du gaz naturel en Italie depuis l'Azerbaïdjan via la Turquie, la Grèce, l'Albanie et la mer Adriatique.
La partie grecque, longue de 550 kilomètres, va coûter 1,5 milliard d'euros et créera 8 000 emplois, s'est prévalu M. Tsipras. Pour la Grèce, frappée toujours par la récession, « il s'agit du plus grand investissement actuellement » qui « ouvre une nouvelle époque pour le pays et l'Europe en changeant la carte énergétique européenne », s'est félicité M. Tsipras.
Le gazoduc, qui doit être opérationnel d'ici à 2019, est long de 870 kilomètres au total, de Komotini, ville proche de la frontière greco-turque, aux Pouilles, en Italie. La capacité annuelle sera de 10 millions de m3, couvrant les besoins de sept millions de ménages.
« Avec l'accès au gaz naturel azéri, TAP permettra à de nombreux pays de l'Europe centrale et du Sud-Est de diversifier leurs ressources gazières », a souligné Maros Sefcovic, vice-président de la Commission européenne, présent lors de la cérémonie. TAP sera relié au gazoduc transanatolien (Tanap), long de 1 850 kilomètres, prévu d'être achevé en 2018 ainsi qu'à celui du Caucase-Sud (SCP) qui relie la Turquie au gisement azéri de la mer Caspienne via la Georgie. Les trois gazoducs font partie du projet baptisé « Southern Gas Corridor ».
« Southern Gas Corridor sera vital pour accomplir les objectifs énergétiques de l'Union européenne visant à la diversification des ressources, des routes et de la sécurité énergétiques. Par conséquent, l'achèvement à temps est crucial pour que le gaz de nouveaux fournisseurs soit acheminé en Europe d'ici à 2020 », a conclu M. Sefcovic.
(Source : AFP)

