Diplomatie
Visite du numéro 2 du FMI en Iran
Le numéro deux du Fonds monétaire international (FMI), David Lipton, a entamé dimanche une visite de deux jours en Iran pour y discuter de la situation économique, ainsi que des initiatives que peut prendre l'Iran après la levée des sanctions en vertu de l'accord sur son programme nucléaire, conclu en juillet 2015 et entré en vigueur en début d'année, a indiqué le FMI dans un communiqué.
Au cours de cette visite, M. Lipton doit rencontrer de hauts responsables du gouvernement iranien, des représentants du secteur privé, des banques et du monde universitaire. Le FMI n'a actuellement pas de programme économique en cours avec l'Iran, hormis une aide statistique et technique, a précisé un porte-parole. Lors de son dernier examen de l'économie iranienne en janvier, le FMI, qui a conservé une relation continue avec Téhéran, projetait qu'avec la chute des prix du pétrole, la croissance devait tomber à moins de 0,5 % entre 2015 et 2016.
« L'allègement récent des sanctions devrait aider à accroître la production de pétrole et les exportations », ajoutait le FMI dans cet avis prévoyant un rebond de la croissance entre 4 % et 5,5 % d'ici à 2017.
Finance
Moody's abaisse les notes de trois pays du Golfe
L'agence d'évaluation financière Moody's a abaissé samedi les notes de l'Arabie saoudite, de Bahreïn et d'Oman, trois pays du Golfe affectés par la baisse des prix du pétrole. Moody's a abaissé la note à long terme de l'Arabie saoudite à « A1 » contre « Aa3 », estimant que la baisse des prix du pétrole avait conduit à « la détérioration du profil » du premier exportateur de brut du monde. « La faible croissance combinée à un fort taux d'emprunt et au manque d'incitations internes et externes exposent l'Arabie saoudite à des chocs », a expliqué l'agence pour justifier sa décision.
Moody's assortit toutefois sa nouvelle note d'une perspective stable, en tenant en compte du projet de l'Arabie saoudite de diversifier son économie.
L'agence a également abaissé d'un cran la note de Bahreïn à « Ba2 » contre « Ba1 » en l'assortissant d'une perspective négative.
Moody's estime que l'endettement de ce pays va s'accentuer dans les prochaines années.
Pour le sultanat d'Oman, l'agence a fait passer la note de « A3 » à « Baa1 » avec une perspective stable en raison de l'impact sur l'économie du sultanat de la baisse des prix du pétrole.
Dette
La Grèce de retour sur les marchés en 2017, selon Tsipras
Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a jugé que la Grèce pourra faire en 2017 son retour sur les marchés, dont l'accès lui avait été barré en 2010, selon des déclarations publiées samedi par l'hebdomadaire RealNews. « Nous retournerons sur les marchés en 2017 », a affirmé M. Tsipras dans cet entretien paru hier.
Si elle continue de se financer en partie via des bons du Trésor à court terme, la Grèce n'a plus accès aux marchés de capitaux à long et moyen terme depuis le début de la crise de la dette en 2010, à l'exception de deux brefs retours en 2014 sur les marchés de moyen terme, quand elle avait renoué avec une légère croissance.
Le pays, qui a conclu en juillet 2015 un accord pour un troisième prêt avec ses bailleurs de fonds UE et FMI, attend désormais le feu vert le 24 mai des ministres des Finances de la zone euro pour le versement de nouvelles tranches de ces fonds.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef