Beaucoup de groupes automobiles et technologiques planchent sur les voitures sans chauffeur, mais le projet Google Car est l\'un des plus avancés....
Les voitures autonomes (sans chauffeur) pourraient être sur les routes d'ici à cinq ans, a estimé le patron du constructeur automobile Fiat Chrysler (FCA), Sergio Marchionne, qui a récemment signé un gros contrat en la matière avec Alphabet, la maison mère de Google.
La voiture autonome est quelque chose « ayant une utilité formidable dans la vie réelle, ce n'est pas une sorte de promesse en l'air. La chose est réelle, et elle arrive », a-t-il indiqué lors de la cérémonie de lancement de la production du monospace Chrysler Pacifica autonome dans l'usine de Windsor, une ville canadienne du sud de l'Ontario située juste en face de Detroit. « Les gens parlent de vingt ans, je pense que nous y serons dans les cinq prochaines années », a-t-il ajouté. Alphabet a commandé une centaine d'exemplaires du Pacifica, qui serviront aux tests de son projet de voiture sans chauffeur Google Car. Les ingénieurs de FCA vont collaborer avec ceux d'Alphabet pour concevoir une version du monospace spécialement adaptée pour intégrer notamment les ordinateurs embarqués avec les logiciels de conduite autonome du géant Internet ou les capteurs permettant au véhicule de « voir » ce qui se passe autour de lui. Sergio Marchionne n'a pas voulu donner de détails financiers, notant juste que le partenariat était pour l'instant d'une nature limitée. « Je pense que l'objectif de la première phase est très ciblé. C'est d'apporter la technologie de Google dans le monospace », a-t-il relevé. « Ce qui se développe à partir de là, nous verrons », a-t-il toutefois ajouté, semblant laisser entendre que son groupe était ouvert à un partenariat plus poussé.
Beaucoup de grands groupes automobiles travaillent sur leur propre projet de voiture sans chauffeur, en concurrence avec des acteurs du secteur technologique. Ainsi, le constructeur suédois Volvo a annoncé qu'il allait tester dès l'an prochain ses voitures sans conducteur à Londres afin d'accélérer le lancement de ces véhicules du futur. Le test en conditions réelles « commencera début 2017 avec un nombre limité de voitures semi-autonomes et s'étendra en 2018 pour comprendre jusqu'à 100 voitures autonomes, ce qui en fera le programme de test le plus vaste sur les routes britanniques », a indiqué la marque.
Londres est la seconde ville choisie par Volvo pour lancer ces véhicules, après Göteborg en Suède, où il a son siège et où les tests grand public doivent également démarrer l'an prochain. Les tests encadrés par des ingénieurs de Volvo ont commencé dans les rues de la deuxième agglomération suédoise dès 2014. Le Suédois semble parmi les constructeurs les plus avancés en la matière, ayant annoncé en février 2015 que sa voiture sans conducteur était assez au point pour être « industriellement viable ».
La conduite sans chauffeur doit, selon Volvo, « révolutionner » le transport routier en réduisant temps de trajet, embouteillages, pollution et accidents, en plus d'améliorer le confort des automobilistes. Avec son concurrent Ford, Google, ainsi que Uber et Lyft, Volvo est membre d'un lobby, né il y a deux semaines, pour promouvoir auprès des législateurs et du grand public la cause des voitures pilotées par un ordinateur.
(Source : AFP)


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