Deux personnes sont décédées en Malaisie après l'explosion d'airbags défectueux du fabricant nippon Takata, a indiqué la semaine dernière le groupe automobile japonais Honda, ce qui porte le bilan à 13 morts dans le monde – dont 10 aux États-Unis. Les deux décès en Malaisie sont survenus en avril dans l'État du Sabah, sur l'île de Bornéo, et en mai dans l'État du Kedah.
Honda a aussitôt annoncé le rappel de millions de nouveaux véhicules équipés d'airbags Takata, nouvelle péripétie dans une affaire qui mine le groupe nippon depuis deux ans. « Outre les 30 millions d'airbags déjà rappelés, nous allons procéder au rappel de 21 millions d'unités supplémentaires », a indiqué un porte-parole de la compagnie. Si une dizaine de constructeurs sont concernés dans le monde, dont le n° 1 Toyota, Honda – longtemps le premier client de Takata – a été particulièrement touché par ce scandale.
Au cours des récentes années, certains coussins de sécurité du fabricant Takata se sont révélés être de potentielles sources de danger en éclatant intempestivement, projetant des fragments sur le conducteur ou le passager. De nombreux incidents du genre ont été recensés de par le monde. Des campagnes massives de rappels de véhicules ont été lancées à la suite de ces incidents. Au total, 100 millions d'airbags devraient être rappelés.
Takata et les constructeurs, pas plus que les autorités, n'ont élucidé la cause première des dysfonctionnements des gonfleurs de ces airbags, mais une combinaison de trois facteurs a été identifiée comme probablement responsable : un agent chimique incapable d'absorber l'humidité (un certain nitrate d'ammonium), des conditions climatiques extrêmes et une conception inadéquate.
(Source : AFP)
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Airbags Takata défectueux : deux décès en Malaisie, le bilan mondial atteint 13 tués
Honda rappelle des dizaines de millions de véhicules.
OLJ / le 16 mai 2016 à 01h27


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