Ce dimanche 8 mai, nous avons joyeusement brandi un pouce taché d'encre preuve que nous avons voté. On aurait bien aimé y imprimer aussi l'emblème de Beyrouth Madinati, preuve que nous faisons partie d'une élite pensante et non d'une foule de moutons de Panurge. Malheureusement, notre enthousiasme en a pris un coup, au fur et à mesure que se déroulait la journée, et la déception de réaliser qu'il est très difficile de faire bouger le Beyrouthin a été amère. À deux reprises et à six ans d'écart, le taux de participation a dépassé à peine les vingt pour cent. Est-ce si difficile de se lever et d'aller aux urnes même pour y déposer une feuille blanche afin d'accomplir un devoir de citoyen ?
Il faut avant les prochaines élections, qu'elles soient parlementaires ou municipales, se pencher sur ce désintérêt de la chose publique dans la capitale qui somme toute constitue un facteur important dans les résultats sinon le plus important.
Il faut aussi que Beyrouth Madinati ne reste pas uniquement un slogan dans nos mémoires, mais garde un statut et constitue une force avec laquelle la nouvelle équipe des élus à qui nous souhaitons bonne route se devra de compter.
Dolly TALHAMÉ


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N’y avait-t-il donc pas eu, une liste-espoir dénommée Bâïyroûth Mâdînâtî grande et subtile dans ce pays ? Si, mais il y a eu juste ; malheureusement ; au final, une liste Misérable dénommé Telle Quelle : Juste donc un amas dépressif et frénétique, épaississant le sang de tout ce pays !
10 h 12, le 12 mai 2016