Le ministre Azzi avec les membres du conseil du syndicat des rédacteurs. Photo Ani
Le ministre du Travail, Sejaan Azzi, a de nouveau appelé hier à la création d'un fonds commun entre les secteurs public et privé pour soutenir les médias en difficulté. « L'État devrait prendre l'initiative et inviter les instances économiques et bancaires à participer à ce fonds », a déclaré M. Azzi, qui s'exprimait devant une délégation du conseil du syndicat des rédacteurs de presse, conduite par son président, Élias Aoun.
En mars dernier, alors que le quotidien as-Safir avait reconnu être au bord de la fermeture, le ministre Azzi avait préconisé la création d'une caisse autonome alimentée par des contributions de l'État et du secteur privé pour soutenir la presse en difficulté.
Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), la discussion d'hier entre MM. Azzi et Aoun a porté sur la situation des médias et de la presse, ainsi que sur les difficultés auxquelles font face de nombreux journalistes, notamment la question des retards de versement des salaires dans certains médias.
La délégation a également évoqué avec M. Azzi le rôle que pourrait jouer le ministère du Travail pour, d'une part, défendre les droits des journalistes qui pourraient être victimes de certaines mesures défavorables, et œuvrer à l'intérieur du gouvernement à trouver une formule pour venir en aide aux institutions en difficulté, et, d'autre part, pour garantir la continuité du travail des journalistes.
La délégation a en outre appelé le ministre à permettre le maintien de la couverture des journalistes affiliés au syndicat par la Caisse nationale de Sécurité sociale après l'âge de la retraite.
Évoquant la crise des médias, M. Azzi a jugé « intolérable que la presse soit dépourvue de rédacteurs et le Liban de ses médias, auquel cas il perdra son message ». « L'État devrait intervenir immédiatement car il est de son devoir de sauver la presse », a-t-il dit.
En mars dernier, le ministre de l'Information, Ramzi Jreige, s'était, lui aussi, dit prêt à prendre des mesures concrètes pour sauver la presse écrite, évoquant notamment une dispense de certains impôts et taxes sur le papier et de cotisations à la CNSS.


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DU JAMAIS ENTENDU DANS LE MOMDE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
17 h 27, le 11 mai 2016