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Économie

Brèves

Le Liban s'est engagé à adopter l'échange automatique d'informations, selon l'OCDE
Le Liban s'est engagé, avec le Panama, Nauru, Bahreïn et Vanuatu, à mettre en place la norme automatique d'échange d'informations fiscales (CRS, en anglais) de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), a affirmé hier le directeur du Centre de politique et d'administration fiscales de l'OCDE, Pascal Saint-Amans, dans un tweet.
Dans un article paru dans l'édition de mai du Commerce du Levant, M. Saint-Amans avait identifié ces quatre pays comme les derniers paradis fiscaux encore réfractaires à l'adoption de la norme CRS, 98 juridictions s'étant déjà engagées à la mettre en œuvre d'ici à 2017 ou 2018.
Le Liban avait déjà adopté, en novembre dernier, une loi permettant l'échange intergouvernemental d'informations fiscales sur demande en cas de soupçons sérieux d'évasion fiscale. Cette loi avait été notamment adoptée pour permettre au Liban de passer à une phase ultérieure du processus d'examen par les pairs du Forum mondial.
Ce dernier a entamé son évaluation du cadre législatif libanais en décembre 2015, et les résultats de ce rapport seront connus en octobre prochain.

Les industriels dénoncent la concurrence des usines syriennes au Liban
Le président de l'Association des industriels (AIL), Fadi Gemayel, a appelé hier les pouvoirs publics à « protéger l'industrie libanaise de la concurrence déloyale livrée par les usines tenues et opérées de façon illégale par des réfugiés syriens » sur le territoire libanais, estimant que ces derniers menaçaient « des milliers d'emplois » particulièrement dans les petites et moyennes entreprises. M. Gemayel a expliqué dans un communiqué que « de nombreux propriétaires d'usine en Syrie avaient transporté leurs équipements industriels au Liban pour y poursuivre leurs activités et vendre leurs produits ». Contacté par L'Orient-Le Jour, il a en outre déploré « qu'il n'existe encore aucun recensement pour pouvoir évaluer l'ampleur de cette implantation sauvage », estimant toutefois qu'il s'agissait la plupart du temps « de structures de petite taille. »

Résultats
Emirates enregistre un bond de 56 % de son bénéfice net annuel
La compagnie aérienne Emirates de Dubaï a annoncé hier un bénéfice net annuel de 1,9 milliard de dollars, en hausse de 56 % sur un an, grâce à une augmentation du nombre de passagers et une baisse de la facture des carburants. Emirates a toutefois indiqué que son chiffre d'affaires avait reculé de 4 % à 23,2 milliards de dollars, en l'expliquant par la fermeté du dollar sur la plupart de ses marchés. La plus importante compagnie aérienne du Moyen-Orient a précisé avoir transporté 51,9 millions de passagers en un an jusqu'en mars, soit 8 % de plus que pendant l'exercice précédent. Le président d'Emirates, cheikh Ahmad ben Saïd al-Maktoum, s'est félicité que sa compagnie ait dégagé des bénéfices pour la 28e année consécutive, mais a souligné que le dollar fort, auquel le dirham émirati est indexé, « continuera à être un défi ». Il a également mis en avant le contexte de « faiblesse de la confiance des consommateurs et des investisseurs » en raison de l'impact négatif de la baisse des prix du pétrole sur l'économie mondiale.

Transports
Qatar Airways repousse l'ouverture du plus long vol direct au monde
Qatar Airways a repoussé de deux mois l'ouverture de la plus longue liaison aérienne directe au monde, qui doit relier Doha à Auckland en Nouvelle-Zélande, en raison de retards dans la livraison d'Airbus A350, a dit une porte-parole de la compagnie aérienne. « Je suis en mesure de confirmer que nous visons février. C'est lié à la disponibilité de l'appareil, particulièrement au retard dans la livraison des A350 », a dit cette porte-parole. La liaison directe vers Auckland, un vol de 17h30, devait ouvrir le 3 décembre. Fin avril, Qatar Airways a durci le ton vis-à-vis d'Airbus sur la fiabilité de l'A350 en expliquant que l'appareil continuait de lui poser des problèmes près d'un an après sa mise en service.

Commerce
La Commission européenne réticente à donner le statut d'économie de marché à la Chine
La Commission européenne a jugé hier lors d'un débat au Parlement européen qu'octroyer le statut d'économie de marché à la Chine serait un choix « intenable » dans la situation actuelle. Cette option « impliquerait un coût énorme en termes de pertes d'emplois dans l'Union européenne », car face aux « distorsions » dans l'économie chinoise, l'UE « ne serait plus capable d'accorder la protection nécessaire face aux pratiques commerciales déloyales », a déclaré le commissaire européen Vytenis Andriukaitis. « Même hors du contexte actuel de surcapacité (de production), un tel choix serait intenable », a-t-il ajouté.
Une option alternative consisterait à n'octroyer qu'un changement de statut partiel, avec des exceptions pour des secteurs particulièrement menacés, une stratégie adoptée par les États-Unis. « Cette approche permettrait de faire en sorte que les calculs des marges de dumping reflètent les distorsions actuelles de l'économie chinoise de façon plus précise », a expliqué M. Andriukaitis. L'exécutif européen aimerait prendre une décision à l'été sur le statut de la Chine.

Hydrocarbures
Pour l'Opep, la reprise sur le marché doit se confirmer au 2e trimestre
Le président de l'Opep, le Qatari Mohammad al-Sada, a estimé hier que la reprise actuelle des cours sur les marchés pétroliers devrait se confirmer dans la seconde moité de l'année. « Le marché pétrolier évolue vers une reprise (...) Il est sur la bonne voie et doit revenir à l'équilibre au deuxième trimestre de cette année », a déclaré M. Sada, ministre de l'Énergie du Qatar, dans un communiqué. « Nous assistons à une hausse de la demande sur le pétrole (...) notamment l'essence, une tendance qui devrait se poursuivre le mois prochain », a-t-il ajouté. En revanche, « la production mondiale de brut est en baisse continue » après « la fermeture de sites de production à coût élevé et une réduction du nombre des forages dans le monde », a-t-il noté. « Le niveau actuel des prix est la principale cause du manque d'investissements dans l'industrie du pétrole », a encore dit le ministre pour justifier son optimisme.

Le Liban s'est engagé à adopter l'échange automatique d'informations, selon l'OCDELe Liban s'est engagé, avec le Panama, Nauru, Bahreïn et Vanuatu, à mettre en place la norme automatique d'échange d'informations fiscales (CRS, en anglais) de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), a affirmé hier le directeur du Centre de politique et d'administration fiscales de l'OCDE, Pascal Saint-Amans, dans un tweet.Dans un article paru dans l'édition de mai du Commerce du Levant, M. Saint-Amans avait identifié ces quatre pays comme les derniers paradis fiscaux encore réfractaires à l'adoption de la norme CRS, 98 juridictions s'étant déjà engagées à la mettre en œuvre d'ici à 2017 ou 2018.Le Liban avait déjà adopté, en novembre dernier, une loi permettant l'échange intergouvernemental...
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