Le Japon est un fantastique laboratoire. Et l'Europe se nipponise de plus en plus. Dans le laboratoire japonais, on assiste à des tests grandeur nature : comment évolue l'économie d'un pays qui vieillit à vitesse grand V et dont le nombre de décès dépasse maintenant largement le nombre de naissances ? Comment résister à des années de déflation et de croissance molle ?
Le Japon, c'est un peu le modèle de fin de cycle de vie économique d'un pays. C'est passionnant et c'est au Japon que tout se passe aujourd'hui. Si la réunion de la Fed a eu peu d'impact sur les marchés, celle de la Banque du Japon a provoqué une belle agitation. Il faut dire que la Banque du Japon a fait ce que personne n'attendait. Elle n'a rien fait. Alors qu'on entendait depuis quelques jours toutes sortes d'anticipations et notamment des taux encore plus négatifs ou encore plus d'argent injecté sur les marchés. Mais le patron de la Banque du Japon a considéré qu'il fallait d'abord attendre les effets des précédentes mesures sur l'économie avant d'en prendre de nouvelles.
Et donc hausse du yen et baisse du Nikkei. Ce n'est pas la panique. Mais une bonne petite claque. Une claque pour les marchés. Mais une claque aussi pour une économie qui n'arrive toujours pas à redécoller et une inflation qui est toujours inexistante. L'économie japonaise est étroitement liée à la valeur du yen du fait de l'importance des exportations. Et le yen redevient fort. Il était même à son plus haut niveau en avril depuis 18 mois, et ce malgré la décision historique en janvier d'introduire des taux négatifs au Japon.
Cet article est réalisé par Fidus


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