Zahlé s'est réveillée hier sur un horrible crime dont a été victime Ziad Kassouf, 40 ans, père de deux enfants, Chloé et Kevin, respectivement âgés de 3 et 1 an. Le crime, qualifié par les forces de sécurité comme étant une « exécution » au sens littéral du terme, a été perpétré mardi en soirée. Il aurait été prémédité.
Ziad Kassouf passait la soirée en famille, lorsque le courant électrique de la maison a été interrompu. Il est descendu dans le parking de l'immeuble pour relever le disjoncteur, mais il n'est jamais remonté. Des hommes l'attendaient. À peine est-il arrivé qu'ils ont ouvert le feu dans sa direction, le tuant sur le coup.
Son épouse Helena a raconté à la LBCI qu'elle l'attendait devant la porte d'entrée. « Je l'observais sur l'écran de l'interphone, a-t-elle poursuivi. Ziad s'était retourné pour relever le disjoncteur. Un homme l'a suivi. » Quelques secondes plus tard, « j'ai entendu des tirs nourris ». « Je suis sortie au balcon et j'ai commencé à crier à l'aide, a-t-elle ajouté. Des voitures passaient, mais personne ne s'est arrêté. »
Les auteurs et les motifs du crime font l'objet d'une enquête dont les résultats préliminaires sont tenus secrets par les forces de sécurité. Toutefois, selon des informations qui ont été rapportées hier par certains médias, Ziad Kassouf, qui était comptable dans une entreprise en Afrique que possèdent des Libanais, « aurait réussi à révéler des opérations de blanchiment d'argent effectuées par ladite société ». Après avoir reçu de nombreuses menaces, il a décidé de rentrer avec sa famille au Liban.
Le crime a secoué Zahlé, d'autant que Ziad Kassouf, qui occupait le poste de directeur financier à l'hôpital de Tell Chiha, était connu pour « son honnêteté » et « son professionnalisme ». Ses amis et ses proches ont observé hier un sit-in devant l'hôpital, appelant les forces de sécurité à accélérer l'enquête et à sanctionner les coupables. La direction de l'hôpital a publié un communiqué appelant les forces de sécurité à « faire la lumière sur les motifs du crime et à sanctionner les coupables ».
Même son de cloche du bloc parlementaire de Zahlé, qui dans un communiqué a appelé les députés ainsi que les services de sécurité et judiciaires à « identifier et sanctionner les coupables ».
Myriam Skaff, présidente du Bloc populaire, a elle aussi dénoncé le crime. Dans un communiqué, elle a appelé « les autorités judiciaires et les forces de sécurité à identifier les malfaiteurs et à leur infliger les plus sévères sanctions, de manière à ce que cela serve de leçon à quiconque penserait s'en prendre aux vies des gens ».
Liban - Crime
Zahlé secouée par le meurtre de Ziad Kassouf
OLJ / le 28 avril 2016 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine