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Liban - Communautés

Prières conjointes à Balamand pour le 3e anniversaire de la disparition des deux évêques d’Alep

La prière commune dans la chapelle Notre-Dame de Balamand. Photo Ani

Un temps de prière commune a été pris, dans la chapelle du couvent Notre-Dame de Balamand, pour le troisième souvenir de la disparition des évêques d'Alep Boulos Yazigi (grec-orthodoxe) et Youhanna Ibrahim (syriaque-orthodoxe), enlevés dans des circonstances restées mal éclaircies, alors qu'ils se trouvaient en mission. Leur chauffeur, rappelle-t-on, avait été tué par les ravisseurs.
Ce temps de prière solennel a été présidé par le patriarche Youhanna X Yazigi des grecs-orthodoxes, en présence notamment de Grégoire III, patriarche grec-catholique, Youssef III Younan, patriarche syriaque-catholique, et du nonce apostolique, Gabriele Caccia.
À l'issue de la prière, un communiqué conjoint émanant des deux patriarcats a été lu, dans lequel les deux Églises se sont interrogées, une fois de plus, sur l'absence totale d'informations relatives au sort final des deux évêques, en dépit des moyens dont disposent « les grandes et moins grandes puissances » pour les obtenir.
Le communiqué réaffirme aussi la volonté des deux Églises de rester enracinées en Orient et d'y vivre à l'ombre d'une coexistence harmonieuse avec un islam modéré.
« Si leur enlèvement (aux deux évêques) avait pour objet de nous terroriser en tant que chrétiens, dit le communiqué, qu'on le sache : nous sommes les descendants de ceux qui ont revêtu le nom du Christ dans cette terre et non ailleurs, et ce depuis deux mille ans (...). Nous tirons notre force de notre appartenance à cette terre, dans la fidélité à notre identité antiochienne levantine. »
Affirmant que les Églises continueront à « frapper à toutes les portes » pour faire la vérité, le communiqué ajoute que ces deux Églises relèveront les défis d'une réalité amère de persécution et d'exode.
« Nous continuerons à sonner nos cloches et à dresser nos croix, et ceux qui nous défendront, ce sont les musulmans de toutes les communautés, les musulmans de Damas, modèles de modération, qui goûtent avec nous l'amertume de la terreur aveugle et d'une "anathémisation" étrangère à nos rapports islamo-chrétiens », précise le communiqué, qui ajoute : « Nous n'épargnerons aucun effort pour défendre cette terre (...). Nous ne sommes pas une minorité et ne le serons jamais. »
S'adressant ensuite à la communauté internationale et aux grandes puissances, le communiqué leur fait assumer la responsabilité du black-out total dans lequel les deux Églises demeurent et leur demande « de traduire l'intérêt qu'elles expriment en actes » et d'œuvrer « pour une paix dont minorités et majorités tireront également les bénéfices ».
Il est préférable que ceux qui ont de la compassion pour les « minorités », dit en substance le communiqué, « œuvrent à un règlement qui les décharge, eux, d'une responsabilité économique et épargne aux "minorités concernées" l'épreuve du voyage, du statut de réfugiés et des dangers de la mer ».
Le communiqué oppose ainsi « la paix du vivre-ensemble, de la citoyenneté et des discours religieux modérés » à la paix obtenue au moyen « des blocus économiques et des sanctions étouffantes qui ne font du tort qu'aux enfants et aux pauvres ».

Un temps de prière commune a été pris, dans la chapelle du couvent Notre-Dame de Balamand, pour le troisième souvenir de la disparition des évêques d'Alep Boulos Yazigi (grec-orthodoxe) et Youhanna Ibrahim (syriaque-orthodoxe), enlevés dans des circonstances restées mal éclaircies, alors qu'ils se trouvaient en mission. Leur chauffeur, rappelle-t-on, avait été tué par les ravisseurs.Ce temps de prière solennel a été présidé par le patriarche Youhanna X Yazigi des grecs-orthodoxes, en présence notamment de Grégoire III, patriarche grec-catholique, Youssef III Younan, patriarche syriaque-catholique, et du nonce apostolique, Gabriele Caccia.À l'issue de la prière, un communiqué conjoint émanant des deux patriarcats a été lu, dans lequel les deux Églises se sont interrogées, une fois de plus, sur l'absence totale...
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