Les membres de la délégation de parlementaires français à Bkerké. Photo Émile Eid
Clôturant une visite de plusieurs jours au Liban, les membres de la délégation parlementaire française, relevant du Groupe parlementaire d'amitié France-Liban, ont insisté hier sur l'urgence de l'élection d'un président de la République pour que le Liban puisse retrouver une vie normale.
Les membres de la délégation – Henri Jebrayel, Valérie Rabault, Philippe Plisson, Michel Vauzelle, Jacques Myard, Claude Goasguen et René Rouquet –, ont effectué hier une tournée qui a englobé le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, l'ancien président Amine Gemayel, le chef des Kataëb, Samy Gemayel, et le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil.
« Nous sommes attachés à l'indépendance du Liban et à la protection de ses frontières », a déclaré M. Jebrayel à sa sortie de Bkerké.
Les entretiens avec le patriarche ont porté sur la situation en Syrie, en Irak et au Liban, a précisé le député, soulignant que la visite de la délégation survient à la veille de celle du président français, François Hollande, attendu samedi prochain à Beyrouth.
Évoquant la vacance présidentielle à l'issue de la rencontre des membres de la délégation avec M. Gemayel, M. Jebrayel a déclaré : « Nous sommes venus au Liban pour entendre l'avis des différents protagonistes. Il revient toutefois aux députés libanais d'élire un chef de l'État pour que le Liban puisse retrouver une vie publique normale. »
Ce leitmotiv de la présidentielle a été réitérée par les membres de la délégation à l'issue de son entretien avec le chef des Kataëb.
« Nous ne sommes pas venus au Liban dans l'optique d'une quelconque ingérence dans les affaires internes du Liban. Ce n'est pas notre rôle », a-t-il tenu à préciser par ailleurs à sa sortie du palais Bustros. Et de constater que la « situation régionale est extrêmement alambiquée, notamment avec la présence de l'État islamique et du Front al-Nosra en Syrie et en Irak, ce qui complique encore plus la situation au Liban », a-t-il dit.
Le député a insisté sur les liens d'amitié séculaire qui lient le Liban à la France, et l'importance pour cette dernière de « jouer le rôle attendu par le Liban ». C'est dans cet esprit que s'inscrit la visite du président français, qui vient pour réaffirmer cette amitié franco-libanaise de longue date, a-t-il dit en substance.


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