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Économie

US : la malédiction du 1er trimestre

La consommation des ménages a été solide en 2014 (+2,7 %) et 2015 (+3,1 %), ce qui a permis d'amortir ce qui allait mal ailleurs, par exemple du côté de l'investissement industriel. Ces derniers temps toutefois, les signes de faiblesse chez le consommateur ont été nombreux : baisse des ventes au détail en janvier et février, repli des achats d'automobiles de près de 10 % depuis octobre. La Fed d'Atlanta s'attend à une hausse de la consommation de 1,6 % l'an seulement au T1. Cela ne suffira pas à générer une forte croissance du PIB réel car les exportations et les inventaires vont jouer négativement. Est-ce un trou d'air passager ou une rupture de tendance ? À regarder les déterminants standards de la consommation, on est tenté d'opter pour la première hypothèse. Notons d'abord que le moral des ménages tient plutôt bien malgré les turbulences des marchés financiers au début de l'année. Plus fondamentalement, le revenu disponible continue de progresser vigoureusement. On est parti pour un gain de 3,5 % t/t l'an au T1. La croissance des salaires n'est certes pas encore revenue sur ses rythmes précrise, mais elle connaît une accélération depuis 12-18 mois, c'est-à-dire depuis que le plein-emploi est en vue. Le crédit à la consommation, qui avait fléchi fin 2015, redonne des signes de vigueur. Du fait de la hausse des prix des maisons, la richesse immobilière, qui a plus d'influence sur la consommation que le marché boursier, continue de s'améliorer. Ayant tout cela en tête, il paraît raisonnable de voir le fléchissement de la consommation au T1 comme de courte durée. Avec la hausse du taux d'épargne à 5,4 % en février contre 5,0 % en moyenne en 2015, on a une réserve pour la consommation future. Dans ce panorama à première vue plutôt favorable, un facteur fait exception, qui est la disparition progressive du « dividende pétrolier ». Si la forte baisse des prix du pétrole a libéré de la ressource en 2015, ce choc ne va pas se reproduire. Au-delà du rebond probable de la consommation à court terme, sa tendance de moyen terme se situe aux environs de 2 % par an.

Cet article est réalisé par Fidus

La consommation des ménages a été solide en 2014 (+2,7 %) et 2015 (+3,1 %), ce qui a permis d'amortir ce qui allait mal ailleurs, par exemple du côté de l'investissement industriel. Ces derniers temps toutefois, les signes de faiblesse chez le consommateur ont été nombreux : baisse des ventes au détail en janvier et février, repli des achats d'automobiles de près de 10 % depuis octobre. La Fed d'Atlanta s'attend à une hausse de la consommation de 1,6 % l'an seulement au T1. Cela ne suffira pas à générer une forte croissance du PIB réel car les exportations et les inventaires vont jouer négativement. Est-ce un trou d'air passager ou une rupture de tendance ? À regarder les déterminants standards de la consommation, on est tenté d'opter pour la première hypothèse. Notons d'abord que le moral des ménages tient...
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