Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a affirmé hier que l'ambassadeur d'Iran à Beyrouth, Mohammad Fateh Ali, avait invité des diplomates occidentaux en poste à Beyrouth à demander à l'État du Vatican de convaincre le chef du bloc du Changement et de la Réforme, Michel Aoun, de retirer sa candidature à la présidence de la République.
M. Geagea, qui s'exprimait dans le cadre de l'émission Kalam en-Nass, sur la LBCI, entendait mettre l'accent sur les réticences qu'aurait le Hezbollah à faire élire M. Aoun. Il a affirmé que pour sa part, ce n'est pas pour « coincer » le parti chiite qu'il avait soutenu la candidature du général, mais, au contraire, pour « débloquer » le processus électoral. Si le chef du courant du Futur, Saad Hariri, venait à soutenir Michel Aoun, dans sa course à la présidence, « le Hezbollah se trouverait alors pris au piège », a-t-il dit. En réponse à une question, M. Geagea a assuré que son appui au général Aoun n'aura pas de plafond temporel et qu'il n'a pas « une autre option ».
Évitant de s'en prendre personnellement au ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, pour ce qui est de la détérioration des rapports avec les États du Golfe, et en particulier l'Arabie saoudite, M. Geagea a estimé que c'est le gouvernement dans son ensemble qui est responsable, faisant valoir que celui-ci aurait dû depuis de nombreux mois demander au secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, de ne plus attaquer l'Arabie saoudite.
Sur la résurgence du discours identitaire chrétien, le chef des FL a clamé que « dans un projet national, toutes les composantes doivent être à l'aise » et a dénoncé une politique des deux poids, deux mesures pratiquée au Parlement. « Pourquoi les séances de la Chambre ne sont-elles pas tenues lorsque certains blocs les boycottent, alors que Nabih Berry considère que le pacte national est respecté lorsque les FL ou le CPL manquent à l'appel ? » s'est-il interrogé, déplorant que les choix des composantes chrétiennes ne sont souvent pas pris en compte.
S'agissant des réunions de la Chambre en vue de la législation de nécessité, auxquelles appelle le président de la Chambre, M. Geagea a estimé que « la nécessité des nécessités est l'élaboration d'une loi électorale ».
Quant à l'échéance municipale, prévue en mai, il s'est félicité de la réconciliation entre les FL et le CPL qui « acheminera vers les conseils municipaux des personnes compétentes et efficaces », alors qu'auparavant, a-t-il relevé, « il suffisait qu'une des deux forces choisisse un candidat pour que l'autre le combatte ».
Liban - Présidentielle
L’Iran veut que le Vatican presse Aoun de retirer sa candidature, affirme Geagea
OLJ / le 08 avril 2016 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
C'est si drolatique ! Comme si François n’avait rien d'autre à cirer, que de "presser" ce boSSfaïr-là !
12 h 44, le 09 avril 2016