Pour le bloc aouniste, des « régions sûres » en Syrie sont trouvables
Le bloc du Changement et de la Réforme a à nouveau mis en garde hier, à l'issue de sa réunion hebdomadaire, contre « l'implantation » des réfugiés syriens au Liban.
« Lorsque nos ministres ont parlé du danger de l'immigration des Syriens au Liban, on nous a accusés de racisme et les blocs qui nous ont qualifiés de traîtres ne veulent pas s'opposer à l'implantation », a déclaré Ibrahim Kanaan au nom du bloc aouniste. « L'implantation (des réfugiés syriens) au Liban n'est pas une fiction et si nous poursuivons sur la même voie cela voudra dire que nous sommes dans une fuite en avant », a-t-il poursuivi avant d'ajouter : « Je pense que nous pouvons aujourd'hui trouver aux Syriens des régions sûres dans leur pays. » « Il faut travailler en vue de ramener les réfugiés syriens dans leur pays et ce, en assurant les circonstances politiques nécessaires parce que le Liban ne supporte plus cet énorme nombre de réfugiés », a encore dit M. Kanaan.
Par ailleurs, en ce qui concerne le dossier de la Sécurité de l'État, le député du Metn a appelé à « respecter la loi et les prérogatives du directeur général en les libérant des pressions ».
Réunion tripartite Liban-Finul-Israël à Naqoura
Le commandant général de la Finul, Luciano Portolano, a présidé hier une réunion tripartite avec des officiers des armées libanaise et israélienne et des Casques bleus à Naqoura (Liban-Sud).
Selon un communiqué publié par le commandement de la Finul, la discussion a porté sur la mission des Casques bleus comme décrite par la résolution du Conseil de sécurité 1701, ainsi que sur la situation de la ligne bleue et la question du retrait israélien du nord du village de Ghajar.
Le communiqué a indiqué que le général Portolano s'est félicité du fait qu'aucun « grand incident n'a été enregistré sur la ligne bleue depuis la dernière réunion tenue il y a deux mois. Le commandant général de la Finul a souligné le rôle important de la coordination avec les forces internationales en matière de réduction des violations de la 1701 ».
De son côté, le commandement de l'armée a indiqué, dans un communiqué, que le Liban a insisté sur les violations israéliennes de la 1701, tout en dénonçant les chantiers menés par les forces ennemies à Chebaa. « Le Liban a demandé l'arrêt des activités israéliennes en zones litigieuses, tout en signalant que le gouvernement libanais a affirmé son respect de la ligne bleue », ajoute le communiqué.

