Le ministre britannique des Affaires étrangères à Mousseitbé, avec le Premier ministre Tammam Salam. Photo Ani
La courte visite libanaise du chef de la diplomatie britannique, Philip Hammond, a porté hier sur trois volets essentiels, la poursuite du soutien du gouvernement britannique à l'armée libanaise, la nécessité pour le Liban d'élire un président de la République car il ne doit pas attendre une évolution régionale pour cela, et enfin le respect par la Grande-Bretagne de ses engagements envers le Liban dans le dossier des réfugiés syriens, ces derniers étant « des hôtes temporaires », comme il l'a estimé.
Lors de sa présence à Beyrouth, M. Hammond s'est rendu chez le Premier ministre Tammam Salam, à son domicile à Mousseitbé, où il lui a d'abord présenté ses condoléances pour le décès de sa mère. Les deux personnalités ont ensuite discuté du soutien accordé par Londres aux forces libanaises armées. « Cet appui se poursuivra à l'avenir », a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères. Il a souligné à ce propos que l'armée libanaise « traduit ce soutien par le renforcement de la sécurité des frontières et par sa lutte contre le groupe terroriste État islamique en vue de garder le pays à l'abri de ses attaques ». « Le Liban constitue une partie importante du front de confrontation face au terrorisme », a-t-il encore dit.
MM. Salam et Hammond ont enfin abordé la question de la collaboration entre les deux pays dans le dossier de la crise des réfugiés syriens, conformément au plan approuvé lors de la récente conférence de Londres.
À Aïn el-Tiné, où il a été reçu par Nabih Berry, président de la Chambre, Philip Hammond a discuté avec son hôte des défis politiques et sécuritaires auxquels fait face le Liban. Les deux hommes ont aussi abordé « le programme d'aide de la Grande-Bretagne au pays du Cèdre, notamment le plan de soutien à l'armée libanaise », comme l'a indiqué M. Hammond, au terme de la rencontre. « Nous nous sommes penchés sur les résultats de la conférence de Londres, a-t-il ajouté, faisant part de l'engagement du Royaume-Uni à verser une contribution financière au Liban pour faire face à la crise des réfugiés syriens. » « Nous incitons nos partenaires à respecter leurs engagements financiers dans ce cadre », a-t-il dit à ce propos.
À l'issue d'une réunion avec son homologue libanais Gebran Bassil, le chef de la diplomatie britannique a souligné, lors d'une conférence de presse conjointe avec ce dernier, que « le Liban ne peut pas attendre une évolution de la situation régionale pour combler le vide présidentiel ». Il a en revanche assuré le pays du Cèdre du soutien de son gouvernement à l'armée libanaise. Concernant la crise des réfugiés syriens, Philip Hammond a affirmé que ces derniers « sont des hôtes temporaires jusqu'à ce que leur pays soit stabilisé ». Ces propos venaient en réponse aux propos de M. Bassil qui a affirmé que la Constitution libanaise interdisait « l'implantation » au Liban des réfugiés syriens. Le ministre libanais avait également rappelé la lutte du Liban contre le terrorisme, et remerciait la Grande-Bretagne de son soutien.
Une rencontre avec le commandant en chef de l'armée, Jean Kahwagi, au ministère de la Défense, à Yarzé, figurait enfin à l'ordre du jour de la visite du ministre britannique des Affaires étrangères. Les deux hommes ont évoqué la conjoncture locale et régionale, de même que l'assistance britannique à l'armée libanaise. Sur ce plan, Londres a fourni à la troupe des dispositifs modernes de surveillance pour contrôler la situation aux frontières nord et est, et contrer les attaques terroristes.
« En trois ans, le montant de l'aide des autorités britanniques à l'armée s'est élevé à 8,19 millions de livres sterling », a révélé le général Kahwagi, remerciant le Royaume-Uni pour cette aide. De son côté, M. Hammond a salué le rôle de l'armée dans la lutte contre le terrorisme et la sauvegarde de l'unité et de la stabilité au Liban. Il a réaffirmé que les autorités de son pays « poursuivront leur appui militaire à la troupe ».
La journée a été ponctuée d'une visite de Philip Hammond à la troupe, dans une base de l'armée de l'air à Hamate, où il a été salué par les soldats libanais.


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Hammound doit s'occuper de ses oIgnons. Ce qu'il dit est vrai, mais nous le savons et l'avons dit bien avant lui. On a pas besoin d'un perroquet britannique pour nous le répéter car n'avons pas de cacahouètes au marmite pour lui donner. Nous on kiff au tabboulet. On l'écoutera donc volontiers s'il nous contera sheakespear... maintenant, monsieur Salam (au loukoum) fait ce qu'il veut.
03 h 19, le 02 avril 2016