Intégration bancaire : les recommandations des banques arabes
La déclaration de la 21e Conférence annuelle de l'Union des banques arabes, qui a pris fin hier à l'hôtel Phoenicia, a proclamé une dizaine de recommandations visant à mettre en place une intégration bancaire arabe.
Elle préconise en premier lieu le renforcement du rôle des banques arabes dans le soutien des PME et des projets de développement pour renforcer l'inclusion financière, ainsi que dans le développement des marchés financiers et des investissements productifs.
La deuxième recommandation insiste sur la coopération entre les États arabes pour lancer de grands projets communs. Autre objectif, l'instauration d'une union douanière arabe devant aboutir à terme à un marché commun.
Le texte préconise aussi la création d'une autorité bancaire arabe, le développement des infrastructures à l'échelle régionale, ainsi que l'instauration d'une liberté de circulation des hommes d'affaires et investisseurs arabes.
Enfin, les participants ont réclamé la création d'un comité arabe qui sera chargé de lutter contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.
Conclusion d'un projet de modernisation des finances publiques
Un projet de soutien à la réforme de la gestion des finances publiques au gouvernement libanais, financé à hauteur d'environ 1,7 million de dollars sur un peu plus de deux ans par l'Union européenne (UE), a pris fin hier. Le programme avait pour but d'apporter un soutien technique au ministère des Finances, à l'Administration centrale de la statistique et au ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur dans l'amélioration de leur procédures budgétaires.
Le directeur général du ministère des Finances, Alain Bifani, a remercié l'UE et indiqué que « le ministère des Finances cherche constamment à développer ses capacités en matière de planification stratégique et de gestion de budget ». Le directeur du service de coopération au sein de la Délégation de l'UE au Liban, Alexis Loeber, a souligné que « 66 % du travail a été fourni par des experts libanais », en partenariat avec des experts internationaux.
Budget
Huit pays de l'UE veulent revoir le mode de calcul des déficits
Huit pays de l'Union européenne ont demandé à la Commission européenne de modifier sa méthode de calcul des déficits structurels, qui lui sert à juger du respect des règles budgétaires en vigueur dans l'UE, a annoncé hier le Trésor italien. Dans une lettre commune, les ministres des Finances de l'Italie, de l'Espagne, de la Lettonie, du Luxembourg, du Portugal, de la Slovaquie, de la Slovénie et de la Lituanie demandent à l'exécutif européen de porter de deux à quatre ans l'horizon qui lui sert de référence pour estimer la production de richesses potentielle de chaque pays. Cette estimation est essentielle pour évaluer les données budgétaires structurelles, ajustées pour tenir compte de la conjoncture économique, et déterminer si un pays respecte ou non le pacte de stabilité de l'UE.
Conjoncture
La Turquie enregistre une croissance de 4 % en 2015
L'économie turque a connu l'an dernier une croissance inattendue de 4 % en dépit de plusieurs crises intérieures, dépassant toutes les prévisions ainsi que les chiffres de l'année précédente. Le produit intérieur brut (PIB) de la Turquie a progressé de 4,0 % sur 2015, a annoncé hier l'Institut turc de la statistique (Tüik), contre des prévisions des analystes et du Fonds monétaire international situées entre 3 et 3,5 %. La bonne forme du commerce extérieur ainsi qu'une accélération de la demande intérieure en ont été les principaux moteurs. La croissance en 2015 est bien plus forte que celle de 2014, qui était de 2,9 %.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef