L'ambassadeur d'Arabie Saoudite, Ali Awad Assiri, a confié hier avoir reçu des menaces d'assassinat, mais il a réaffirmé sa volonté de poursuivre sa mission au Liban. Dans un entretien, M. Assiri a assuré le maintien des sanctions saoudiennes contre « les personnes en lien avec le Hezbollah ». Il a souligné que la décision du Conseil de coopération du Golfe de qualifier le Hezbollah de « terroriste » est « une décision sérieuse et en vigueur ».
Le diplomate a néanmoins invité le parti chiite à un retour à « son arabité et sa libanité ».
Il a laissé entendre surtout que l'Arabie pourrait revenir sur sa décision de suspendre son aide militaire au Liban, en cas d'élection d'un nouveau président et de relance institutionnelle, même si, a-t-il précisé, il ne s'agit pas là de « conditions » pour un dégel de l'aide.
L'ambassadeur a affirmé en outre que son pays n'intervenait pas sur le dossier de la présidentielle et que tout candidat choisi par les Libanais serait le bienvenu. Il a fait remarquer que « l'Arabie n'a pas soutenu la candidature du député Sleiman Frangié, mais l'initiative autour de cette candidature, en ce sens que cette initiative semblait faire l'unanimité ». Or, a-t-il conclu, « cette unanimité ne s'est pas manifestée devant nous ».
Liban
Assiri fait allusion à un possible dégel de l’aide saoudienne
OLJ / le 31 mars 2016 à 00h00


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