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Économie - Conjoncture

La livre égyptienne à son plus bas record au marché noir

La livre égyptienne a atteint hier le taux record de 10 livres pour un dollar. Amr Abdallah Dalsh/Reuters

L'Égypte, très dépendante de ses importations, fait face à une pénurie de devises étrangères depuis que le soulèvement populaire de 2011 a fait fuir de nombreux touristes et investisseurs étrangers.
Un marché noir des dollars a aspiré les liquidités hors du système bancaire et mis sous pression les réserves de devises étrangères du pays, tandis que dans le même temps, la Banque centrale maintient artificiellement la livre égyptienne forte, au travers de ventes aux enchères de dollars hebdomadaires. Les réserves de devises ont ainsi diminué de plus de la moitié depuis 2011, passant de 36 milliards de dollars avant la révolution à 16,5 milliards en février, et ce malgré les aides apportées ces deux dernières années par les puissantes monarchies du Golfe, qui se sont élevées à quelque 20 milliards de dollars. La Banque centrale ambitionne toutefois de faire remonter ces réserves à 25 milliards de dollars d'ici à la fin 2016.
Hier, les taux au marché noir continuaient de monter, atteignant un record de 10 livres égyptiennes pour un dollar, alors que la semaine dernière, un dollar valait 9,8 livres, ont indiqué à Reuters cinq commerçants. Cependant, aucun volume d'échange n'a été communiqué à l'agence. La semaine dernière, alors que les taux avaient déjà commencé à grimper, cinq commerçants et un importateur avaient dit à Reuters que les taux étaient très fluctuants, du fait de la forte demande en dollars « liquides ».
Dans une tentative de combler le fossé séparant les taux des marchés noir et officiel, la Banque centrale a, ce mois-ci, dévalué la devise de 8,85 livres égyptiennes pour un dollar à 7,7301 livres égyptiennes pour un dollar. Elle l'a par la suite, le 14 mars, renforcée à 8,78 livres égyptiennes pour un dollar, tout en adoptant une politique de change plus souple « pour résoudre les irrégularités du taux de change et avoir une circulation plus régulière des devises étrangères au sein du système bancaire égyptien, qui reflète les mécanismes de l'offre et de la demande », selon un communiqué.
La Banque centrale a aussi récemment relevé les plafonds qui avaient été imposés en 2015 sur les dépôts et retraits en dollar pour les individus, les exportateurs sous certaines conditions et certains importateurs de biens essentiels. Cela les avait poussés à s'approvisionner en dollars sur le marché noir.
(Sources : rédaction
et Reuters)

L'Égypte, très dépendante de ses importations, fait face à une pénurie de devises étrangères depuis que le soulèvement populaire de 2011 a fait fuir de nombreux touristes et investisseurs étrangers.Un marché noir des dollars a aspiré les liquidités hors du système bancaire et mis sous pression les réserves de devises étrangères du pays, tandis que dans le même temps, la Banque centrale maintient artificiellement la livre égyptienne forte, au travers de ventes aux enchères de dollars hebdomadaires. Les réserves de devises ont ainsi diminué de plus de la moitié depuis 2011, passant de 36 milliards de dollars avant la révolution à 16,5 milliards en février, et ce malgré les aides apportées ces deux dernières années par les puissantes monarchies du Golfe, qui se sont élevées à quelque 20 milliards de dollars....
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