La liberté, l'origine du pêché originel. Le bonheur absolu qu'Adam et Ève n'ont pas mérité les ennuyait. Ils cherchaient un adversaire pour se réaliser et vivre en toute objectivité l'existence, avec ses atouts et ses revers, entre soumission et liberté, une composante de la nature humaine que seul l'esprit conditionne. Sinon !... La liberté ne peut pas être absolue. Et pour cause. Les ambitions démesurées de l'homme ne se soumettent pas toujours aux exigences de la liberté. Elles s'octroient des droits qui sont, en eux-mêmes, un défi à l'existence de l'individu, de l'homme dans la cité universelle. Un défi aussi à la raison, dans le but de servir leurs intérêts et flatter leur ego au détriment du bien commun. Et cela n'est pas leur problème.
Adam et Ève ne sentaient pas encore le désir de lutter. Satan a bien compris leur désir refoulé d'une vie libre. Lui-même étant libre de faire le mal et... le bien, à son insu. Le bien ? C'est-à-dire alerter les aspirations et les instincts les plus élémentaires qui sont l'expression même de l'existence de l'homme, qui se manifestent par des actes de faiblesse, de désobéissance, des actes d'héroïsme, de désir de combattre et de renoncement. Ces atouts, qui sont, souvent, en contradiction entre eux, constituent la structure de l'« homme accompli » dans toutes ses composantes.
Combattre le mal et combattre le bien, un même sujet : être, et mériter ainsi le statut de citoyen du cosmos, une appartenance universelle et citoyen du monde, pour le meilleur et pour le pire. Le mal et le bien évoluent, constamment, dans la dialectique qui est le pivot sur lequel reposent la réflexion, le désir et l'acte. En définitif, ce bonheur absolu qui leur est tombé du ciel était une tare. Le désir de liberté enfin ressenti leur imposait de se soustraire à un état de fait où le bonheur absolu les comblait, mais ne leur convenait pas. Le concept révolutionnaire est né ce jour-là. Adam et Ève décident alors de commettre l'acte de désobéissance. Le geste premier de l'homme libre devenu un état de fait pour l'humanité.
Exister, c'est vivre un témoignage de vie fait de défis. Le savaient-ils. Sont-ils libres depuis. C'est-à-dire libérés, dans ce monde où la soumission est dans la nature des choses. Elle agit souvent contre l'homme et contre la raison. En d'autres termes, la soumission et un peu l'imprévisible sont passés maître du savoir agir sur nos options existentielles. Elles nous incitent, aussi, à réagir, or nous affirmer, et prouver ainsi que le mal peut être combattu et neutralisé. C'est un acte volontaire, un acte de liberté.
La soumission, d'où qu'elle vienne, est une méconnaissance et un reniement de la personne dans son individualité, en tant que « tel »... Une entité qui repose dans le for intérieur de l'être humain, qui se révèle à la personne et s'exprime souvent dans la violence. La violence... pour avoir été longtemps brimée.
C'est comme cela que la soumission est vécue. Vécue dans la tourmente, vécue d'un questionnement qui demeure souvent sans réponse.
Réagir, un combat de tous les instants.
C'est ainsi... Pour que vive la liberté.
Noha M. GEMAYEL INGEA


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve
Les individus étant ce qu’ils font ensemble dans certaines conditions sociales, et changer donc ces conditions ; dans la limite de ce que permet l’évolution à un moment donné ; est la tâche que l’individu doit accomplir. Son but final est d’abolir le répulsif et le contraint qui produit, sur la base d’un stade historique déterminé de l’évolution, l’individu privé, égoïste et aliéné. Dans tous les changements antérieurs, la société restait inchangée, et il s’agissait seulement d’une autre distribution des rôles de ces individus en son sein. La solution consiste ainsi à diriger ses coups contre ce mode social antérieur, et à supprimer donc toute cette ex-société…. Ce qui ne peut se faire, évidemment, immédiatement ! C’est pourquoi il faut distinguer la "phase politique", moment où les "individus mélangées" ; poussées par des circonstances de crise particulières ; prennent le pouvoir, de la "phase sociale" qui est la tâche de toute une période historique pendant laquelle les rapports sociaux et leurs idées correspondantes ; dans leur ensemble ; seront bouleversés jusqu’à que soit atteint l’objectif d’individus exerçant volontairement et librement leurs rapports sociaux parce qu’ils seront alors plus riches et mèneront alors à un développement multidimensionnel de soi.
08 h 51, le 27 mars 2016