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À aucun moment de l'année liturgique le Christ n'apparaît plus proche des hommes que le jour du vendredi saint où il pousse son cri de déréliction : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? »
C'est aux sept paroles du Christ en croix, dont cette parole centrale, que le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, a consacré son homélie, lors des cérémonies du vendredi saint qu'il a présidées en la chapelle de la Résurrection, à Bkerké.
« La mémoire de la crucifixion et de l'enterrement du Crucifié ne doit pas rester au rang de liturgie, mais devenir un mode de vie », a notamment affirmé le chef de l'Église maronite durant la cérémonie, à laquelle assistaient une foule compacte de fidèles ainsi que diverses personnalités, dont la ministre Alice Chaptini.
Les sept paroles du Christ en croix, a expliqué le patriarche maronite, sont celles du pardon aux ennemis, de la consécration de la Vierge Marie comme mère de l'Église, de la miséricorde envers le « bon larron », de la déréliction et du sentiment d'abandon, de la soif des âmes, de l'inauguration des temps messianiques et, enfin, du retour de l'âme au créateur.
Célébré dans la ferveur par toutes les Églises catholiques, le vendredi saint a été commémoré à Beyrouth par Mgr Boulos Matar en la cathédrale Saint-Georges. L'archevêque maronite de Beyrouth a achevé son homélie par une prière dans laquelle il a demandé la grâce, pour tous les Libanais « de vivre en frères », de faire du Liban une patrie digne de celui dont les pieds ont foulé le sol de Tyr et Saïda, de privilégier la vie sur la mort, l'entente sur la logique de la force. Pour les chrétiens, Mgr Matar a demandé la force d'être des témoins, même s'ils doivent porter la croix, sachant que le dernier mot est à la Résurrection.
À noter que plus de quatre semaines séparent, cette année, les dates de la célébration de la fête de Pâques selon les deux calendriers occidental et oriental.


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