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Économie - Russie

La légalité de la privatisation de Ioukos mise en cause

Dans un communiqué, le porte-parole du comité d’enquête Vladimir Markine accuse M. Khodorkovski de vouloir bénéficier des nouveaux fonds publics « avec l’aide des tribunaux internationaux ». Denis Sinyakov/AFP

Le principal service d'enquêtes en Russie a jugé hier illégale la privatisation du pétrolier Ioukos, il y a plus de 20 ans, au profit de l'oligarque devenu opposant Mikhaïl Khodorkovski, ce qui invalide selon lui les dédommagements gigantesques à ses actionnaires ordonnés par une cour internationale.
Dans un communiqué, le porte-parole du comité d'enquête, Vladimir Markine, juge que M. Khodorkovski « s'est vu pratiquement offrir des actions par le gouvernement et les a de fait volées », et l'accuse de vouloir bénéficier des nouveaux fonds publics « avec l'aide des tribunaux internationaux ».
En 2014, la Cour d'arbitrage de La Haye a condamné la Russie à verser une indemnité de 50 milliards de dollars aux actionnaires de Ioukos, groupe démantelé après l'arrestation en 2003 de Mikhaïl Khodorkovski. Elle estimait que l'État russe avait orchestré la chute de l'entreprise et sa vente à la découpe, sur des accusations d'évasion fiscale. Sa décision a conduit au gel d'actifs russes à l'étranger.
Le président Vladimir Poutine avait déjà affirmé que Moscou ne reconnaissait pas l'autorité de la juridiction. Malgré tout, le comité d'enquête avait lancé des poursuites concernant d'une part le blanchiment d'argent tiré de la vente d'actions du groupe au début des années 2000, et d'autre part si à la base, les actions Ioukos avaient été acquises de manière légitime en 1995. Cet organisme, indépendant du parquet et de la police, indique désormais avoir quasiment terminé ses investigations, qui ont donné lieu en décembre à des perquisitions chez plusieurs employés du mouvement Open Russia (Russie ouverte), fondé par M. Khodorkovski.
Dans les éléments rendus publics hier, il assure que M. Khodorkovski n'a pas respecté les règles de concurrence lors de la privatisation en présentant plusieurs sociétés candidates qu'il contrôlait, mais décrites comme indépendantes l'une de l'autre. Le comité d'enquête ajoute que l'opération s'est déroulée à un prix artificiellement bas, en échange de promesses d'investissements jamais concrétisés. Par conséquent, les enquêteurs contestent le droit des actionnaires à saisir la cour de La Haye.

(Source : AFP)

Le principal service d'enquêtes en Russie a jugé hier illégale la privatisation du pétrolier Ioukos, il y a plus de 20 ans, au profit de l'oligarque devenu opposant Mikhaïl Khodorkovski, ce qui invalide selon lui les dédommagements gigantesques à ses actionnaires ordonnés par une cour internationale.Dans un communiqué, le porte-parole du comité d'enquête, Vladimir Markine, juge que M. Khodorkovski « s'est vu pratiquement offrir des actions par le gouvernement et les a de fait volées », et l'accuse de vouloir bénéficier des nouveaux fonds publics « avec l'aide des tribunaux internationaux ».En 2014, la Cour d'arbitrage de La Haye a condamné la Russie à verser une indemnité de 50 milliards de dollars aux actionnaires de Ioukos, groupe démantelé après l'arrestation en 2003 de Mikhaïl Khodorkovski. Elle estimait...
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