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Liban

Le secrétaire général de l’Onu au ministère de la Défense : un message fort d’appui à l’armée

La visite de Ban Ki-moon à Yarzé. Photo AFP

Dans le cadre de la visite du secrétaire général des Nations unies au Liban, qui a débuté hier, le symbole semble visiblement plus important que les déclarations. Les journalistes venus au ministère de la Défense à partir de 16h30, parce qu'on leur avait dit qu'il y aurait une conférence de presse après la réunion entre le ministre de la Défense, Samir Mokbel, le commandant en chef de l'armée, le général Jean Kahwagi, la représentante de l'Onu au Liban, Sigrid Kaag, et bien sûr Ban Ki-moon, ont attendu près de deux heures pour écouter une courte déclaration de M. Mokbel suivie d'une déclaration encore plus courte du secrétaire général de l'Onu, juste avant le départ de l'impressionnant convoi vers l'hôtel pour une courte pause avant le dîner.

D'abord, l'emploi du temps du patron de l'Onu a eu du retard. Il était attendu à Yarzé à 17 heures et il n'y est arrivé qu'à 18h15. Entre-temps, les journalistes ont dû prendre leur mal en patience et les militaires en charge de l'organisation de cette visite ont eu beau leur offrir de l'eau et des petits-fours, le temps avait du mal à passer. Surtout que les militaires n'étaient pas très causants. Impossible d'obtenir d'eux la moindre information sur le contenu des discussions ou sur la situation à Ersal, après l'explosion qui a fait le matin même un mort et trois blessés parmi les soldats.
La méfiance était d'ailleurs de mise et les journalistes ont dû faire face à des mesures de sécurité très strictes avec même l'interdiction de fouler le tapis rouge déroulé pour l'occasion. Ils ont par contre entendu les répétitions de la fanfare... jusqu'à l'arrivée plutôt discrète, en dépit des préparatifs, de Ban Ki-moon et de la délégation qui l'accompagne.
Le petit monde se dirige immédiatement vers le bureau du ministre de la Défense à l'étage où les discussions durent près de 50 minutes. Sur quoi ont-elles porté, les journalistes ne le sauront pas vraiment puisque le communiqué final était préparé à l'avance. Le message est clair : les Nations unies appuient clairement l'armée libanaise considérée comme « une véritable institution nationale », selon les termes du communiqué. Le secrétaire général de l'Onu a ainsi salué son rôle dans le maintien de la stabilité au Liban et dans la lutte contre les terroristes. Ban Ki-moon a aussi précisé avoir évoqué avec ses interlocuteurs libanais la situation au Sud, le rôle de la Finul et l'application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité. D'ailleurs, pendant les discussions à Yarzé, le commandant en chef de la Finul, le général Portolano, était présent.
Mais dans son communiqué, Ban Ki-moon n'a pas évoqué le dossier des déplacés syriens et il n'a pas voulu répondre à des questions sur un possible souhait international de les garder au Liban le plus longtemps possible. C'est le ministre de la Défense qui a déclaré que les discussions ont porté en partie sur le dossier des déplacés et sur ses conséquences sur la situation libanaise sur le plan sécuritaire, social et économique. Il a aussi affirmé que les Nations unies soutiennent l'armée dans sa lutte contre le terrorisme. Il a enfin rendu hommage aux martyrs de l'armée, notamment celui qui est tombé le matin même dans le jurd d'Ersal.
Au bout de près de trois heures, c'est donc tout ce qu'ont pu obtenir les journalistes. Mais il est clair qu'au-delà des déclarations générales et conventionnelles, les Nations unies ont voulu transmettre un message fort d'appui à la stabilité du Liban à travers le soutien à son armée. L'annonce de la visite de Ban Ki-moon au Liban a été d'ailleurs faite juste après la décision de l'Arabie saoudite de suspendre l'aide d'un montant de trois milliards de dollars à l'armée libanaise qui devait servir à acheter des équipements français. Les États-Unis avaient immédiatement réagi en augmentant les aides militaires à l'armée et, selon des milieux diplomatiques libanais, ils auraient aussi suggéré au secrétaire général de l'Onu de se rendre au Liban pour exprimer clairement l'appui de la communauté internationale à sa stabilité. Dans les deux déclarations faites à Yarzé, il n'y avait toutefois aucune mention de la vacance présidentielle. Simple oubli ou omission voulue ?

Dans le cadre de la visite du secrétaire général des Nations unies au Liban, qui a débuté hier, le symbole semble visiblement plus important que les déclarations. Les journalistes venus au ministère de la Défense à partir de 16h30, parce qu'on leur avait dit qu'il y aurait une conférence de presse après la réunion entre le ministre de la Défense, Samir Mokbel, le commandant en chef de l'armée, le général Jean Kahwagi, la représentante de l'Onu au Liban, Sigrid Kaag, et bien sûr Ban Ki-moon, ont attendu près de deux heures pour écouter une courte déclaration de M. Mokbel suivie d'une déclaration encore plus courte du secrétaire général de l'Onu, juste avant le départ de l'impressionnant convoi vers l'hôtel pour une courte pause avant le dîner.
D'abord, l'emploi du temps du patron de l'Onu a eu du retard. Il...
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