Réfugiés syriens, vacance présidentielle, relations avec l'Arabie saoudite, sanctions économiques contre le Hezbollah... De multiples dossiers ont été soulevés par le ministre des Finances Ali Hassan Khalil avec ses interlocuteurs américains lors de sa visite aux États-Unis. Le ministre était envoyé par le président du Parlement Nabih Berry pour engager le dialogue.
Dans un entretien avec L'Orient-Le Jour, un responsable du département d'État, Gerald Fernstein, a déclaré que son pays « encourage certainement un consensus libanais autour de l'élection présidentielle ». Sur les mesures saoudiennes prises à l'encontre du Liban, il a dit : « Nous menons des pourparlers continus avec les Saoudiens. Il ne fait pas de doute qu'ils sont convaincus, comme nous, que le Liban doit régler ses problèmes politiques. Ils sont certainement déçus de certaines prises de position libanaises, mais nous savons tous que la stabilité du Liban est essentielle non seulement pour ce pays, mais pour toute la région. »
M. Fernstein a par ailleurs exprimé « les remerciements américains pour l'accueil réservé par les Libanais aux réfugiés syriens », tout comme l'a fait Anne Richard, responsable au département d'État du dossier des réfugiés, lors d'un dîner donné par la chargée d'affaires à l'ambassade du Liban, Carla Jazzar, en l'honneur de M. Khalil. Dans un entretien avec L'Orient-Le Jour, Mme Richard a assuré que « tout le monde travaille à régler la question des réfugiés et le conflit syrien ». « Nous espérons que la paix sera instaurée en Syrie, a-t-elle poursuivi. Le travail inlassable du secrétaire d'État John Kerry pour aider à imposer une solution politique en Syrie, en vue du retour des réfugiés, est une source d'inspiration pour moi. Il est difficile de dire si la paix se concrétisera bientôt, et si l'état de la Syrie permettra un retour prompt de tous les réfugiés, mais des efforts énormes sont prodigués à cette fin. »
Pour sa part, le ministre des Finances est apparu satisfait des résultats de ses entretiens avec les responsables américains, ayant décelé chez eux « un souci de préserver la stabilité au Liban et un soutien pour mettre fin à la vacance présidentielle, un dossier otage de nombreuses complications régionales et dont les clés se trouvent probablement dans une dynamisation des relations saoudo-iraniennes, à travers un compromis au Yémen principalement ».
S'exprimant lors du dîner à l'ambassade du Liban, M. Khalil s'est adressé aux Américains en ces termes : « Nous aspirons à ce que vous jouiez un rôle plus actif dans la relance des opérations politiques au Liban, notamment par des pressions sur les forces régionales effectives. » À L'Orient-Le Jour, il a souligné « avoir expliqué le point de vue du Liban » sur la nécessité de patienter avant d'appliquer le Hezbollah International Financing Prevention Act qui prévoit des sanctions contre les personnes ou les institutions finançant le Hezbollah. En début de semaine, la sous-secrétaire adjointe du département du Trésor américain en charge de la lutte contre le terrorisme, Jennifer Fowler, avait assuré que si l'administration américaine souhaite assécher les sources de financement du parti de Dieu, elle « tient compte des spécificités libanaises dans l'application de ces sanctions ». « Il est clair que les institutions internationales de financement continuent de soutenir le Liban dans le dossier des réfugiés, notamment la Banque mondiale », a ajouté le ministre Khalil.
Dans un entretien avec L'Orient-Le Jour, un responsable du département d'État, Gerald Fernstein, a déclaré que son pays « encourage certainement un consensus libanais autour de l'élection présidentielle ». Sur les mesures saoudiennes prises à l'encontre du Liban, il a dit : « Nous menons des pourparlers continus avec les Saoudiens. Il ne fait pas de doute qu'ils sont convaincus, comme nous, que le Liban doit régler ses problèmes politiques. Ils...


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