« Les banques doivent à présent faire attention à une chose : ne pas faire des affaires avec des parties en Iran frappées par des sanctions », a déclaré hier Chris Backemeyer. Raheb Homavandi/Reuters
Un haut responsable américain a prévenu hier dans des déclarations à Dubaï que les banques étrangères traitant avec l'Iran devraient respecter l'embargo toujours imposé par les États-Unis à certaines entités iraniennes.
« Les banques doivent à présent faire attention à une chose : ne pas faire des affaires avec des parties en Iran frappées par des sanctions. Certaines font toujours l'objet de sanctions pour terrorisme », a déclaré devant les journalistes Chris Backemeyer, coordinateur adjoint de la politique des sanctions au département d'État. Il a nommé en particulier les gardiens de la révolution, l'armée d'élite de la République islamique, qui possède de nombreuses entreprises, très présentes dans l'économie iranienne. Les banques, toujours soumises à des restrictions quand il s'agit de transactions impliquant l'Iran, « doivent faire attention de ne pas effectuer de transactions via les États-Unis car (...) cela est toujours interdit », a-t-il souligné.
Le responsable américain se trouvait à Dubaï pour une visite destinée à expliquer aux entreprises l'accord conclu avec l'Iran. Il a souligné que l'embargo américain imposé à l'Iran était « toujours en place ».
« Les Américains ne peuvent pas entreprendre d'activité commerciale avec l'Iran. Les entreprises américaines n'achètent pas de pétrole iranien et ne l'ont pas fait depuis deux décennies. Cela n'a pas changé », a insisté le responsable du département d'État. M. Backemeyer a cependant expliqué que l'accord sur le nucléaire avait permis quelques exceptions à l'embargo américain, notamment l'exportation d'avions provenant des États-Unis pour usage civil.
Il permet également l'importation par les États-Unis de produits alimentaires et artisanaux iraniens et aux filiales d'entreprises américaines à l'étranger de faire des affaires avec l'Iran dans les limites fixées par l'accord.
« (...) Nous ne cherchons d'aucune manière à bloquer les activités commerciales légitimes en Iran », a assuré le responsable américain.
(Source : AFP)

