Une joute verbale indirecte a opposé hier le président de la Chambre, Nabih Berry, et l'ancien ministre Salim Jreissati autour de l'élection d'un nouveau chef de l'État, alors que le Parlement est censé se réunir aujourd'hui, pour la 37e fois, afin de tenter d'élire un successeur à Michel Sleiman.
Dans le discours qu'il a prononcé à l'occasion du lancement du « projet de développement durable pour 2016 » mis en place par la Direction des tabacs et des tombacs «, Nabih Berry a exprimé son ras-le-bol face au blocage au niveau de la présidentielle, mettant en garde contre les conséquences d'une vacance qui dure depuis près de deux ans.
« Y a-t-il une vision d'avenir pour cette histoire ? Je ne pense pas. Lorsqu'une personne en a assez de quelque chose, il vaut mieux qu'elle allume une cigarette », a-t-il dit, dans un clin d'œil au projet lancé. Il s'est ensuite penché sur les nombreux défis auxquels le Liban est confronté depuis quelque temps, estimant qu'ils peuvent être réglés ou du moins, mieux gérés, à partir du moment où un nouveau chef de l'État est élu.
« Le nœud principal est donc la présidentielle. Il est vrai qu'en l'absence d'un chef de l'État, et en dépit des jurisprudences fantaisistes avancées, la Constitution n'empêche pas le gouvernement ou le Parlement de fonctionner à plein rendement, mais nous vivons dans un pays composé de 18 communautés, ce qui fait que les susceptibilités doivent être prises en considération. Nous nous trouvons incapables par moments d'entreprendre certaines actions, même si elles sont légales. La solution passe donc par l'élection d'un président », a insisté Nabih Berry, qui a mis en garde contre « le jeu de cache-cache qui se déroule et à travers lequel on veut surtout aveugler le Liban ». « Admettons-le, la vacance présidentielle a eu pour effet de paralyser le gouvernement et le Parlement, soit de bloquer l'ensemble de l'État. L'élection d'un président ne doit plus tarder. Le fruit a mûri et j'ai peur qu'il ne tombe », a-t-il dit.
Les liens irano-saoudiens
M. Berry a en outre estimé que « le passage vers l'État au Liban ne peut se réaliser qu'en dehors des alliances et des axes ». « Nous ne pouvons espérer réaliser l'intérêt du Liban (...) qu'en dehors des alignements et du bras de fer actuellement en cours dans plus d'un endroit », a ajouté le président de la Chambre, qui a ensuite mis en relief l'importance du dialogue national qu'il a présenté comme étant « une garantie pour la paix civile, un bouclier face aux visées israéliennes et un moyen de sortir de la crise politique ».
Il a expliqué ensuite que ce dialogue se poursuit dans l'attente d'un rétablissement des liens entre l'Arabie saoudite et l'Iran. « Un rapprochement entre Riyad et Téhéran est une nécessité islamique et arabe. Il est fondamental pour le Liban, la Syrie, l'Irak, le Yémen et Bahrein. Il est indispensable que les défis et les tensions cessent, en raison de leur impact négatif sur les pays de la région », a commenté le président de la Chambre.
Plus tard dans l'après-midi, au terme de la réunion hebdomadaire du bloc du Changement de la Réforme, qui s'est tenue sous la présidence du général Michel Aoun, l'ancien ministre Salim Jreissati, qui a donné lecture du communiqué final, a annoncé sans surprise que les députés du bloc ne se rendront pas au Parlement aujourd'hui pour élire un président. Il a dans le même temps réagi aux propos du président de la Chambre, mais sans le nommer : « L'échéance (présidentielle) ne tombera pas comme un fruit qui a trop mûri, mais elle se déroulera simplement à partir du moment où le pacte national sera respecté. Ni plus ni moins », a déclaré M. Jreissati, après avoir indiqué que l'issue de la 37e réunion électorale, aujourd'hui, sera identique aux précédentes.
« Ils sont obsédés par le quorum, mais ce n'est pas le quorum, au sens strictement quantitatif du terme, qui fait un président. C'est le quorum né d'un consensus inspiré du pacte national qui permet l'élection d'un président », a-t-il soutenu. « Le combat ne porte pas sur le quorum mais sur le consensus par excellence. C'est à ce niveau qu'il est possible de déterminer qui bloque la présidentielle et qui contourne le niveau de représentation de chacune des composantes du pays », a-t-il insisté. « Toutes vos pétitions adressées au monde entier resteront sans effet. La solution se trouve ici même, dans le pays », a encore dit M. Jreissati, avant de d'attaquer le cabinet.
« Un gouvernement arrogant et réducteur »
« Le gouvernement est, pour le moins qu'on puisse dire, vacillant, en raison de l'effritement, des tiraillements, de la sélectivité, du manque de productivité et de l'incapacité d'agir qui le caractérisent alors qu'il exerce, en plus de ses prérogatives exécutives, celles de la présidence de la République. La situation peut être résumée par un "rien ne va plus", pour reprendre les propos du chef du CPL et ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil », a-t-il tonné. Poursuivant sur sa lancée, il a déclaré : « Le gouvernement d'union nationale, composé sur une base consensuelle, s'est transformé en un gouvernement arrogant et réducteur, qui a renoncé à ses responsabilités. »
M. Jreissati a ensuite annoncé que le bloc s'apprête à mobiliser la rue. « Un plan sur le terrain est prévu. Le lieu et le timing de la mobilisation populaire envisagée est en cours de préparation, mais de manière responsable, d'autant que le peuple en a assez et que le mot de la fin lui appartient », a-t-il expliqué en invitant la base du CPL à « attendre le signal du général » Aoun.
Sur un autre plan, M. Jreissati a annoncé que le bloc a nommé son candidat à l'élection législative partielle de Jezzine. Il s'agit de M. Amal Abou Zeid.


REMANIÉE ET DÉDIÉE À NOS POLITICIENS : GOUPIL VOULAIT CHOISIR POUR TÊTE DE L'ÉTABLE, DES QUADRUPÈDES LE PLUS FORT ET PLUS CAPABLE. AUX CANDIDATS, IL DIT : TOUT CELUI QUI RESPIRE DOIT S'INCLINER DEVANT MON CHOIX AVEC HONNEUR. POURTANT, SI VOUS AVEZ À VOUS PLAINDRE OU REDIRE, MES AMIS, DITES-LE, SANS DÉTOUR ET SANS PEUR. JE DONNERAI, FOI DE GOUPIL, CLEF À LA CHOSE. - APPROCHEZ CAPORAL BAUDET, SEUL, ET POUR CAUSE, DES AUTRES PRÉTENDANTS FAITES COMPARAISON DE LEURS VICES ET LEURS VERTUS AVEC LES VÔTRES. ME CONFIER LE PREMIER , DIT-IL, ET POURQUOI NON ? DES PATTES N'AI-JE PAS AUSSI BIEN QUE LES AUTRES ? MA FACE JUSQU'ICI NE M'A JAMAIS TROMPÉ ; QUAND AU FOURNIER MULET, ON NE L'A QU'ÉBAUCHÉ ; JAMAIS SON GONDOLAGE IL N'ADMETTRAIT DE PEINDRE. - L'HYBRIDE SE PRÉSENTE ET, NIANT DE SE PLAINDRE, SUR SES SUPERBES DONS IL S'EXULTA SI FORT, DU CAPORAL BAUDET, IL DIT QU'ON PEUT ENCORE AJOUTER À SA QUEUE, ALLONGER SES OREILLES ; QUE C'ÉTAIT UN ESPRIT MESQUIN ET SANS BEAUTÉ. - LE CAPORAL BAUDET, CHEZ GOUPIL RAMENÉ, DU FOURNIER MULET IL DIT LES CHOSES PAREILLES, FORçANT QU'IL ÉTAIT LUI, POUR DIRIGER L'ÉTABLE, DES QUADRUPÈDES, SEUL COMPÉTENT ET CAPABLE ! PUIS DES AUTRES BLÂMANT, AVEC FORCE DÉGOÛT, LES ATROCES MÉFAITS, SES MÉFAITS IL ABSOUT. - DRÔLES POLITICIENS DE CETTE PAUVRE TERRE, À LEURS POSTES D'HIER COLLÉS JUSQUE AUJOURD'HUI, DIEU FIT POUR LEURS DÉFAUTS LA POCHE DE DERRIÈRE, ET CELLE DE DEVANT POUR LES DÉFAUTS D'AUTRUI !
11 h 43, le 23 mars 2016