Le casque frontal, futur compagnon après le smartphone ?
Si vos amis rivés à leurs smartphones vous irritent, les prochaines générations équipées d'un casque frontal occultant vont vous effrayer... à moins que vous n'en portiez un vous aussi.
Les produits dont on parle pourraient se diviser en deux catégories: les premiers ont besoin d'un smartphone pour fonctionner, les seconds sont autonomes.
Une expérience complète
Dans la première catégorie se trouvent des objets aussi rudimentaires que perfectionnés: le Google Cardboard, qui n'est rien d'autre qu'un pliage dans un carton, permet ainsi à quiconque dispose d'un smartphone Android de faire l'expérience de la réalité
virtuelle.
À l'autre extrémité, un outil comme le Samsung Gear VR 2 est un appareil sophistiqué qui fonctionne avec un smartphone de la gamme Galaxy. Entre les deux, on trouve des produits comme Homido ou le Carl Zeiss VR1, qui offrent un meilleur confort et quelques contrôles pour régler la netteté. Dans la catégorie des casques complets, il faut citer celui qui a lancé la vague actuelle : l'Oculus Rift.
Les deux principaux rivaux sont le Project Morpheus de Sony et le HTC Vive. Ce dernier se distingue par son orientation gamer : il a été conçu en étroite collaboration avec Valve, studio derrière la plate-forme Steam et connu pour avoir développé le légendaire Half-Life. Mais quel que soit l'outil, aussi perfectionné soit-il, son intérêt est limité s'il n'est pas accompagné d'une expérience logiciel complète. Et cela tombe bien : à peu près toutes les industries du divertissement se penchent sur la réalité virtuelle.
Se déplacer dans un univers virtuel
Pour parler des applications concrètes de la réalité virtuelle, il est impossible de passer à côté du jeu vidéo. Quand l'Oculus Rift a été annoncé, cette industrie était au cœur de l'expérience et ce sont les développeurs qui, les premiers, se sont emparés des casques du futur.
Dans un jeu, un casque de réalité virtuelle permet le plus souvent de bouger la tête comme si vous étiez le personnage que vous contrôlez. Il permet donc d'enlever l'une des dernières barrières entre les déplacements réels et les déplacements virtuels: votre champ de vision n'est plus limité à l'angle qui se trouve devant vous. Ces fonctionnalités ont été par exemple très poussées dans le récent Elite: Dangerous, un jeu de combat et d'exploration spatiale dans lequel l'interface est intégrée aux cockpits des vaisseaux. Ici, tourner la tête va devenir rapidement un atout stratégique: c'est comme cela que le joueur peut atteindre rapidement les commandes sur les côtés droit et gauche, mais également prévoir les mouvements de l'ennemi en regardant
alentour.
C'est le HTC Vive, en cours de développement, qui promet d'aller plus loin dans l'immersion du joueur. En plus d'un gyroscope, d'un accéléromètre et d'un capteur laser pour déterminer la position de votre tête avec une précision extrême, le casque peut se coupler avec des stations Steam VR pour que le logiciel repère votre position dans la pièce.
«Je pense qu'allier le déplacement virtuel et physique offre de nouvelles possibilités de jeu vidéo très intéressantes mais, en contrepartie, nous devons rendre notre production encore plus spécifique à un matériel donné», affirme Alexandre Leboucher, designer jeu d'Agharta Studio, créateur du fameux Shufflepuck Cantina, déjà compatible avec l'Oculus Rift. «L'offre de Valve me semble la plus alléchante actuellement au niveau des spécificités et des possibilités de design jeu, mais Oculus s'impose petit à petit comme un standard. Il en faut un pour uniformiser le design et la production sans éclater le marché: Oculus pourrait par exemple suivre Valve et ajouter à son modèle des outils de positionnement spatial.»
Virtuelle ou augmentée ?
Réalité virtuelle (VR), réalité augmentée (AR), quelle différence? La première est un lieu numérique diffusé le plus souvent dans un casque, dans lequel l'utilisateur va être plongé et pourra se déplacer. On peut l'appeler quasi-réalité. La réalité augmentée (AR), ce sont tous les processus qui permettent de «greffer» des éléments virtuels dans le réel à l'aide de lunettes comme les Google Glass. Ce domaine s'est tourné vers les professionnels: un ingénieur d'Airbus pourra par exemple afficher dans un coin de son champ de vision les plans de l'A320 qu'il répare.
(Source : rédaction et agences)
Une expérience complèteDans la première catégorie se trouvent des objets aussi rudimentaires que perfectionnés: le Google Cardboard, qui n'est rien d'autre qu'un pliage dans un carton, permet ainsi à quiconque dispose d'un smartphone Android de faire l'expérience de la réalitévirtuelle.À l'autre extrémité, un outil comme le Samsung Gear VR 2 est un appareil sophistiqué qui fonctionne avec un smartphone de la gamme Galaxy. Entre les deux, on trouve des produits comme Homido ou le...


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