Henri Hélou, hier, en compagnie du mufti Deriane. Photo Ani
Le candidat du Rassemblement démocratique à l'élection présidentielle, le député Henri Hélou, a mis l'accent hier sur la nécessité d'élire un président de la République, appelant les différentes parties politiques à se rendre à la Chambre mercredi pour prendre part à la 37e séance électorale visant à mettre fin à la vacance présidentielle.
« Dans deux jours se déroulera la 37e séance électorale. Le prix de la vacance est devenu trop élevé pour l'économie, la vie politique et la situation globale du pays. Il faut élire un président dans 48 heures », a indiqué M. Hélou, qui a été reçu hier à Dar el-Fatwa par le mufti de la République, le cheikh Abdellatif Deriane.
« Chaque jour qui passe, ce prix devient plus coûteux. C'est pourquoi toutes les parties doivent se rendre à la Chambre à la prochaine séance et élire un président. Il y a des candidats déclarés et d'autres non déclarés. Nous souhaitons que tous les députés se rendent à la Chambre et assurent le quorum pour que l'élection ait lieu. Nous irons ensuite féliciter le vainqueur, dans l'intérêt du Liban », a ajouté le député d'Aley.
Henri Hélou a par ailleurs souligné, en réponse à une question, qu'il était toujours candidat à la présidence de la République, se positionnant en tant que « candidat consensuel ouvert sur tout le monde ». « Lorsqu'il est question de consensus, cela veut dire qu'il faut établir des ponts et rétablir le dialogue entre toutes les parties libanaises pour mener le pays à bon port », a précisé M. Hélou.
« Il y a trois candidats officiels, les noms sont proposés, mais il y a beaucoup d'autres personnalités au sein de la communauté maronite ; des personnes compétentes qui ont la capacité d'être candidates, mais qui sont encore non déclarées. C'est au moment de l'élection que ces noms pourraient être annoncés, en fonction des hypothèses et des alliances qui pourraient se produire », a-t-il ajouté.
Chaptini, Jisr et Araji
D'autres personnalités ont également appelé hier toutes les parties à se rendre à la Chambre demain mercredi pour élire un président de la République, notamment la ministre des Déplacés, Alice Chaptini, qualifiant le boycott pratiqué par certains députés de « crime contre le peuple qui les a élus pour s'assurer une vie sûre et saine ». « Comment peuvent-ils se permettre de ne pas se rendre à l'hémicycle? » s'est-elle interrogée, dans le cadre d'un entretien à la Voix du Liban, 100.3-100.5, critiquant par ailleurs les informations selon lesquelles le Courant patriotique libre (CPL) et les Forces libanaises (FL) appelleraient leurs partisans à descendre conjointement dans la rue pour pousser à l'élection d'un président de la République.
Le député du courant du Futur, Samir el-Jisr, a lui aussi appelé, dans un entretien à la même chaîne radiophonique, l'ensemble des députés à se rendre à la Chambre demain pour mettre fin à la vacance présidentielle, critiquant à son tour le CPL et les FL pour leur éventuel projet de manifestations.
Quant au député du bloc du Futur, Assem Araji, il a indiqué sans grandes illusions, dans un entretien à la Voix du Liban 93.3 que le nombre de députés atteindrait les 87 et que le candidat du Futur, le chef des Marada, Sleiman Frangié, « a de fortes chances d'être élu en avril ».


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