Cette décision de justice intervient après une première tentative de règlement qui n’a pas convaincu les créanciers de la Société anonyme marocaine et italienne de raffinage (Samir). Ali al-Saadi/AFP
Le tribunal de commerce de Casablanca a ordonné hier la liquidation de l'unique raffinerie pétrolière du royaume, incapable de rembourser ses dettes de plusieurs milliards de dollars, selon une source judiciaire.
Cette décision de justice intervient après une première tentative de règlement qui n'a pas convaincu les créanciers de la Société anonyme marocaine et italienne de raffinage (Samir), a affirmé à l'AFP une source judiciaire du tribunal qui a requis l'anonymat.
« La direction des douanes marocaines et l'ensemble des créditeurs ont refusé l'offre financière proposée de la part de cheikh Mohammad Hussein al-Amoudi (président de la société, NDLR) parce qu'elle était dérisoire », a-t-elle indiqué. Le directeur général de la raffinerie Jamal Ba-Amer avait proposé de verser à ses créditeurs environ 420 millions de dollars, alors que les dettes de la société avoisinent les 45 milliards de dirhams (4,54 milliards de dollars), selon la même source.
La Samir est détenue à 67 % par le groupe suédo-saoudien Corral et dispose d'une capacité de raffinage de 150 000 barils par jour. Cette liquidation « (...) va jeter (dans la rue) 6 000 travailleurs », a déploré Mehdi Mezouari du parti de l'Union socialiste de la ville de Mohammedia où se trouve un des sites de la Samir. La société a quant à elle affirmé sur son site employer 1 200 personnes directement et 3 000 indirectement.
(Source : AFP)

