Rechercher
Rechercher

Liban - Appel

Pour Nehmat Frem, le bien-être des Libanais doit être l’objectif de toutes les politiques

Le nouveau président de la Fondation maronite dans le monde juge indispensable de corriger les lacunes de l'accord de Taëf.

Nehmat Frem, nouveau président de la Fondation maronite dans le monde.

Le nouveau président de la Fondation maronite dans le monde, Nehmat Frem, a tiré la sonnette d'alarme hier, après avoir brossé un tableau sombre de la situation dans le pays « en état de décomposition intérieure et au bord du gouffre dans plusieurs domaines ».
« L'image que le Liban renvoie à l'étranger à cause de la crise des ordures est pire que la paralysie qui bloque ses institutions », a-t-il ajouté dans une déclaration, estimant qu' « il n'est plus possible de poursuivre sur cette même voie ».
« Personne ne peut plus faire primer les considérations politiciennes au détriment de la survie du pays. Même le jeu politique a ses limites lorsque l'intérêt national est engagé, surtout si l'on tient compte des changements majeurs qui sont en train de se produire au Moyen-Orient », a soutenu Nehmat Frem pour qui « tout n'est pas perdu puisqu'il est encore possible d'œuvrer pour un changement radical à travers un développement de l'accord de Taëf afin d'en corriger les lacunes et parvenir, de la sorte, à un système (politique) productif ».
Le président de la Fondation maronite dans le monde a jugé indispensable, pour commencer, d'élire un président de la République, d'élaborer une nouvelle loi électorale, d'appliquer la décentralisation administrative et d'instituer un partenariat entre les deux secteurs public et privé. Selon lui, ces éléments sont de nature à « ramener à la vie un pays qui s'oriente vers le suicide ».
« Nous voulons qu'à travers la création de nouvelles opportunités de travail, le développement de l'infrastructure, la croissance économique et la protection sociale, le bien-être du citoyen soit le principal objectif de toutes les politiques, d'autant que ces mesures sont le point commun entre le 14 Mars et le 8 Mars, les chrétiens et les musulmans, les sunnites et les chiites. »
M. Frem a fait état de statistiques « précises et sérieuses » en sa possession et qui montrent que « ce à quoi aspirent les Libanais n'a rien à voir avec les objets des tiraillements politiques en cours ». « La situation économique vient en tête de leurs préoccupations, suivie par le règlement de la crise des déchets », a-t-il révélé, mais sans donner davantage de précisions au sujet des statistiques qu'il cite.
Concernant ses responsabilités en tant que nouveau président de la Fondation maronite dans le monde – il succède à Michel Eddé –, il a mis l'accent sur la restitution de la nationalité libanaise aux émigrés, en soulignant l'importance et la difficulté de cette mission. « Que personne ne pense que les Libanais de la diaspora font la queue devant les consulats et les ambassades du Liban pour récupérer leur nationalité d'origine », a-t-il commenté, avant d'expliquer que l'image du pays n'est plus la même pour les émigrés.

Le nouveau président de la Fondation maronite dans le monde, Nehmat Frem, a tiré la sonnette d'alarme hier, après avoir brossé un tableau sombre de la situation dans le pays « en état de décomposition intérieure et au bord du gouffre dans plusieurs domaines ».« L'image que le Liban renvoie à l'étranger à cause de la crise des ordures est pire que la paralysie qui bloque ses institutions », a-t-il ajouté dans une déclaration, estimant qu' « il n'est plus possible de poursuivre sur cette même voie ».« Personne ne peut plus faire primer les considérations politiciennes au détriment de la survie du pays. Même le jeu politique a ses limites lorsque l'intérêt national est engagé, surtout si l'on tient compte des changements majeurs qui sont en train de se produire au Moyen-Orient », a soutenu Nehmat Frem pour...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut