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Liban

Souhaid dénonce « une capitulation nationale face au Hezbollah »

Du 14 mars 2005 au 14 mars 2016, l'on est passé de « l'image la plus belle et la plus éclatante d'unité nationale » à « la pire image qui soit de la polarisation confessionnelle et communautaire », a relevé le coordinateur du 14 Mars, Farès Souhaid, dans un entretien au site al-Arabiya.net publié hier.
Alors qu'en 2005 « le Hezbollah était le seul à défendre un discours communautaire, face au discours national diffusé par le 14 Mars », toutes les parties ont fini par favoriser les préoccupations de leurs confessions respectives au détriment des préoccupations nationales, a-t-il fait remarquer.
« Les ministres du cabinet actuel, qu'ils soient issus du 8 ou du 14 Mars, servent par leurs actes, leurs déclarations ou leurs positions les intérêts du Hezbollah, sous le label de la stabilité et de la paix civile au Liban. La mainmise du Hezbollah sur les cercles de prise de décision, à l'intérieur de la République libanaise, est telle qu'elle s'assimile à une capitulation nationale face à la capacité du Hezbollah à constituer un pouvoir supérieur à celui de l'État. Il n'y a plus de ligne de séparation entre la République libanaise et le Hezbollah », a-t-il dénoncé.
Cet état des lieux serait l'aboutissement d'un processus enclenché par l'alliance quadripartite de 2005, « dont nous avons tous payé le prix ». « Notre objectif à l'époque était d'apaiser nos relations avec le Hezbollah, tout en maintenant notre lutte contre le régime syrien. L'alliance quadripartite était donc une tentative de libaniser le Hezbollah, qui en réalité consistait à donner au parti la possibilité de réintégrer le pouvoir par la grande porte, en contrepartie du déblocage des législatives », a-t-il dit. Or, une fois que le Hezbollah a acquis sa part du compromis et « intégré le cabinet Siniora, il s'est retourné contre l'unité intérieure du 14 Mars. Cela s'est poursuivi pendant les onze dernières années : à chaque fois que le Hezbollah exerçait des pressions morales, militaires, sécuritaires ou politiques sur le Liban, le 14 Mars pliait devant ces pressions et concédait une opération de troc, celui de la souveraineté en contrepartie de la sécurité ».
À l'heure actuelle, « les appréhensions d'une confrontation sunnite-chiite qui dégénérerait en nouvelle guerre civile sont compréhensibles ». Mais la logique du troc de la souveraineté contre la sécurité, similaire au troc qu'avait effectué l'État libanais avec l'Organisation de libération de la Palestine en 1969, « est critiquable, a relevé l'ancien député. Cette démarche déroge à l'une des "constantes du 14 Mars", celle qui a consisté à défendre "l'unité nationale comme synonyme objectif de la souveraineté et de l'indépendance". » « La rupture de l'unité nationale produit inévitablement l'implosion des communautés, a-t-il expliqué. Une considération absente des choix du leadership chrétien et sunnite du 14 Mars. »
Les parties chrétiennes auraient, elles aussi, concédé au Hezbollah une forme de troc : des sièges et des postes dans la fonction publique, en contrepartie du pouvoir au parti chiite.
En outre, les chrétiens tendraient de plus en plus vers la théorie de l'alliance des minorités. Certes, la « volonté de Samir Geagea d'apaiser les appréhensions chrétiennes est légitime », mais la garantie aux chrétiens n'est pas dans le repli communautaire, ni dans l'entente entre le Courant patriotique et les Forces libanaises. « La seule garantie pour tous les Libanais est l'État », et non l'alliance des minorités, en ce qu'elle serait contraire au principe de l'unité nationale comme garantie de la souveraineté.
Parmi les raisons susceptibles d'expliquer ce glissement général du terrain national au terrain confessionnel, « l'absence d'une vision commune du 14 Mars par rapport aux développements régionaux, notamment en Syrie ». « Mais la crise est libanaise et dépasse le 14 Mars », a-t-il insisté.

Du 14 mars 2005 au 14 mars 2016, l'on est passé de « l'image la plus belle et la plus éclatante d'unité nationale » à « la pire image qui soit de la polarisation confessionnelle et communautaire », a relevé le coordinateur du 14 Mars, Farès Souhaid, dans un entretien au site al-Arabiya.net publié hier.Alors qu'en 2005 « le Hezbollah était le seul à défendre un discours...
commentaires (4)

ET LES CAPITULARDS... SUPPOSES REMPARTS... SE DANDINENT PLEINS DE FARDS... ET DE LARDS...

LA LIBRE EXPRESSION NE COMMENTE PAS.ELLE CONSEILLE

14 h 06, le 18 mars 2016

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Commentaires (4)

  • ET LES CAPITULARDS... SUPPOSES REMPARTS... SE DANDINENT PLEINS DE FARDS... ET DE LARDS...

    LA LIBRE EXPRESSION NE COMMENTE PAS.ELLE CONSEILLE

    14 h 06, le 18 mars 2016

  • IMPOSSIBLE ! on nous dit bien que le hezb résistant est fini , en déconfiture et affaibli !

    FRIK-A-FRAK

    11 h 54, le 17 mars 2016

  • Le premier acte de capitulation a été l'alliance quadripartite. La première condition - élémentaire - pour que le Hezbollah puisse participer au gouvernement aurait dû être qu'il rentre dans la légalité en déposant les armes. Participer à une séance de la Chambre ou du Conseil des ministres une kalachnikov à la main est - pour le moins - peu conforme à ce que nous savons de la démocratie!

    Yves Prevost

    07 h 14, le 17 mars 2016

  • Parmi les raisons susceptibles d'expliquer ce glissement général du terrain national au terrain confessionnel, "l'absence d'une vision commune d'une entité dénommée Liban. La crise est donc essentiellement.... éhhh libanaiiise." ! Lééék, äâïynéééh Chevalier Blanc, pourquoi pas une Partition en bonne et due forme et qu'on en finisse ?

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    05 h 53, le 17 mars 2016

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