Rechercher
Rechercher

Liban - Les Archives Racontent...

Israël rejette le plan Hussein

Dans « L'Orient-Le Jour » du 16 mars 1972

Vêtu en civil, le roi a parlé sur un ton ferme pendant trois quarts d’heure, interrompu seulement quelques instants par un chef bédouin qui a crié: « Nous sommes vos soldats. Nous sommes avec vous pour la lutte de libération. » Photos Georges

(...) Dans son discours d'hier (...), le roi Hussein de Jordanie a reconnu, comme on s'y attendait, le droit du peuple palestinien à avoir une personnalité distincte... à l'intérieur, toutefois, de son royaume. (...) Sur le plan pratique, l'initiative d'Amman, qui fait de la Cisjordanie occupée, ainsi que de tout autre territoire palestinien dont la population manifestera le désir de rejoindre le royaume, une « Province de Palestine » avec pour capitale Jérusalem, n'est évidemment qu'un projet d'avenir. (...)
C'est en son palais d'Amman et devant près de 600 personnes (...) que le roi a proposé à la nation un changement fondamental dans les relations existant depuis 1950 entre les deux régions du royaume. (...)
Le roi a rejeté à l'avance toute critique qui pourra s'élever contre ses propositions ; toute tentative visant à jeter le doute sur les véritables objectifs de cette réforme sera « une haute trahison contre l'unité du royaume », a-t-il affirmé. Le monarque a ajouté que ce plan réorganisera le « foyer jordano-palestinien » de façon à le « renforcer et non pas à l'affaiblir, à le réunir et non pas à le disperser, à l'unifier et non pas à le désintégrer. Il n'entraînera pas la modification de ce que nos citoyens ont acquis au cours d'une union de vingt années », a-t-il souligné. (...)
La réaction d'Israël n'a pas tardé; (...) au cours d'une réunion extraordinaire de la Knesset réclamée par l'opposition, le cabinet israélien a officiellement rejeté dès hier soir le projet jordanien. Un communiqué publié par le bureau du Premier ministre (...) déclare qu'il n'a eu aucune part dans l'élaboration de ce projet et qu'il n'y a pas eu de pourparlers israélo-jordaniens. (...)
À Washington, le département d'État a manifesté, hier, son intérêt pour le plan palestinien du roi Hussein, mais s'est abstenu de tout commentaire public immédiat. Quant à la Maison-Blanche, un porte-parole a déclaré qu'il s'agissait là « d'une affaire strictement jordanienne ». (...)
Pour ce qui est des États arabes, ils gardent officiellement le silence mais le ton de la presse et de la radio du Caire, de Damas et de Bagdad est nettement hostile à l'initiative jordanienne. (...)
À Beyrouth, une vive effervescence règne dans les milieux palestiniens, et le Comité exécutif de l'OLP siège sans désemparer. Les bulletins du Fateh et du Font démocratique dénoncent en termes très violents « la trahison » jordanienne, proclamant que les organisations de résistance sont le seul représentant du peuple palestinien. (...)

(...) Dans son discours d'hier (...), le roi Hussein de Jordanie a reconnu, comme on s'y attendait, le droit du peuple palestinien à avoir une personnalité distincte... à l'intérieur, toutefois, de son royaume. (...) Sur le plan pratique, l'initiative d'Amman, qui fait de la Cisjordanie occupée, ainsi que de tout autre territoire palestinien dont la population manifestera le désir de rejoindre le royaume, une « Province de Palestine » avec pour capitale Jérusalem, n'est évidemment qu'un projet d'avenir. (...)C'est en son palais d'Amman et devant près de 600 personnes (...) que le roi a proposé à la nation un changement fondamental dans les relations existant depuis 1950 entre les deux régions du royaume. (...)Le roi a rejeté à l'avance toute critique qui pourra s'élever contre ses propositions ; toute tentative visant...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut