« Les armes françaises destinées au Liban seront livrées à l'Arabie » titre L'Orient-Le Jour le 5 mars 2016. Voici l'épilogue de l'histoire rocambolesque de l'initiative wahhabite, de ne pas armer (pardon je veux dire d'armer) les forces de l'ordre libanaises, à travers un arsenal français. Après avoir, des années durant, fait miroiter ce noble don devant la classe politique qui, malgré sa médiocrité sans nom, maintient sans honte son emprise sur une société désabusée et abrutie, le royaume revint avec éclat sur sa décision de renforcer l'armée du Cèdre. La cause de son revirement : la neutralité du Liban officiel face au conflit barbare sunnito-chiite entre deux puissances régionales, de plus en plus belliqueuses en plus d'être obscurantistes et rétrogrades, que sont l'Iran et l'Arabie saoudite. L'État, cette entité allant à vau-l'eau, ayant pour une fois pris une décision sage, car se basant sur le concept de neutralité helvétique positive, se retrouve décontenancé et déboussolé.
Mon Dieu ! Mais que faire ? Comment nous, fiers descendants des Phéniciens, des Araméens, des Levantins de tout genre, en sommes arrivés là ? Par « là », j'entends cet état de mendicité décomplexée. Mendicité auprès des Libanais de la diaspora. Mendicité auprès des ploucs du Golfe, auprès des fanatiques persans, auprès de Dieu même. Mendicité tous azimuts en somme. Le tout pour se lamenter ensuite, au rythme des morceaux sans fin d'Oum Koulthoum, en fumant des narguilés ottomans, en débattant sur la politique qui n'en est plus une, dans un pauvre pays qui ne se reconnaît plus. Ne savons-nous pas qu'il est de notre responsabilité de laisser les Saoudiens, les Iraniens, les Européens, les Américains, les Turcs, les Russes, les je-ne-sais-quoi, se jouer de nous comme des pions ? Ignorons-nous qu'une fois courtisés pour notre beauté, notre attrait, notre légèreté, ils nous jetteront, encore et toujours, comme une péripatéticienne aux pieds d'un lit, réduits à néant, balayés d'un trait, oubliés, méprisés ? Nous sommes fautifs, oui, et nous en sommes fiers en plus, au point d'en être complètement aveuglés.
Nous avons perdu l'usage de nos mains. La terre qui nous a façonnés pendant des siècles n'existe plus pour nous. Cette terre qui a fait notre caractère, notre gloire et notre fortune dans cette montagne magique, nous cherchons à la supprimer. Nous déconstruisons, nous détruisons, nous défigurons, ce que la guerre par magie a conservé. Les tâches les plus pénibles sont réservées aux Syriens, aux Égyptiens, aux
Sri Lankais, aux Philippins, tandis que le chômage atteint des sommets presque aussi élevés que nos pics enneigés. Nous les exploitons, pour mieux être exploités par les autres dans les quatre coins du globe. Nous les méprisons, parce que les autres nous méprisent. Nous les rouons de coups à force d'en avoir reçu.
Nous avons perdu l'usage de nos cerveaux. Nos journaux sont des papiers de propagande. Nos livres désertent les étagères. Nos écrivains et lettrés fuient ce pays dénué de profondeur intellectuelle pour servir d'autres causes, ou simplement pour s'épanouir dans un climat plus propice, une terre plus fertile. Nos seuls intellectuels sont des idéologues. Notre seule pensée est pour Dieu.
Saoudiens et Iraniens ne cherchent que leurs intérêts. Ça tombe bien, car nous aussi ! Je veux dire nous aussi nous cherchons leurs intérêts ! Et cela ne risque pas de s'estomper bientôt. Ô rage, ô désespoir, ô Liban ennemi !


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
LES EXAGERATIONS... SORTANT DE L,ANALYSE OBJECTIVE SONT CONDAMNABLES SANS RESERVE ! CE NE SONT PLUS DES ANALYSES MAIS DES SENTIMENTS MUS SOIT PAR L,IGNORANCE A DESSEIN OU DE BONNE FOI DE LA DONNE SOIT PAR LE FANATISME... CE QUI N,EST PASD LE CAS ICI... LA REPONSE, CHER MONSIEUR, EST TOUTE SIMPLE : VU LES CHANGEMENTS REGIONAUX LA SAOUDITE N,A PLUS CONFIANCE QUE LES ARMES PROMISES NE TOMBENT PAS DANS DES MAINS AUTRES QUE CELLES A QUI ELLES FURENT PRTOGRAMMEES A ETRE DESTINEES... C,EST SI SIMPLE ! ET NE DEMANDE PAS TOUT CET ARTICLE OU LA REALITE, LE SOUHAIT ET PARAIT-IL LE PARTI PRIS S,ENTREMELENT ET S,ENCHEVETRENT SI MAUVAISEMENT ! BONNE SOIREE.
21 h 06, le 16 mars 2016