Merci Mme Lama Salam d'avoir, depuis le Sérail, sonné l'alarme sur le problème de la faim au Liban et d'avoir réuni des associations et organisations qui ont pu témoigner de leur prise de conscience de ce problème. Il s'agit de Beirut City Lions Club, FoodBlessed, Lebanese Food Bank, National Poverty Targeting Program et les Restos du Cœur.
• Oui, il faut savoir qu'au Liban il y a, d'un côté, 400 000 Libanais qui ne mangent pas à leur faim et, d'un autre, des tonnes de nourriture qui sont jetées.
• Oui, il y a des associations qui travaillent depuis des années dans l'ombre pour donner « un repas pour un ventre creux » et je veux citer ici l'Association des Amis des Restaurants du cœur. Cette association, fondée par le président Hélou, a vu le jour officiellement en 1988. Elle a commencé, dans la maison des Kazan à Sin el-Fil, par accueillir en 1983 les déplacés de la montagne à la suite de la guerre libanaise. Et c'est l'acharnement d'une femme, Antoinette Kazan, avec un groupe de volontaires et le soutien de son président actuel Michel Eddé qui en ont fait aujourd'hui une institution.
Son but : permettre aux personnes âgées de vivre dans la dignité et aux enfants d'échapper à la marginalité. Mais ceci est loin d'être atteint.
• Oui, les conditions économiques sont devenues telles que les Restaurants du Cœur se sont vus dans l'obligation d'accueillir non plus uniquement des personnes âgées comme par le passé, mais aussi des Libanais au chômage laissés pour compte par la société libanaise.
• Oui, il y a des enfants qui vont le matin à l'école le ventre creux et à qui les Restos du cœur offrent un petit déjeuner ; je veux citer les écoles publiques de Nabaa.
• Oui, comme l'a si bien dit Coluche : « Aujourd'hui on n'a plus le droit ni d'avoir faim ni d'avoir froid. »
• Oui, il faut AGIR maintenant et créer entre les Libanais, jeunes et vieux, pauvres et riches, cette chaîne de solidarité et de partage.
Merci encore Mme Salam d'avoir lancé cet appel.
Reine SÉHNAOUI CODSI
Trésorière Restaurants du cœur

