Le ralentissement économique ne touchera pas tous les secteurs d’activités, estiment les économistes interrogés par Economena Analytics. Photo Wrangler/Bigstock
Dix économistes sur un panel de 18 interrogés par l'institut libanais Economena Analytics ont déclaré anticiper une croissance du PIB gravitant autour de 0,72 % en 2016, révèle un sondage publié dans la dernière édition du Lebanese Economic Outlook. Le sondage révèle également que 7 économistes parmi les 18 interrogés tablent, eux, sur une croissance nulle, voire négative, pour 2016, prenant ainsi à contrepied les prévisions du Fonds monétaire international (FMI) qui estimait la croissance en 2016 à 2,5 %, en octobre dernier.
Les sondés pensent toutefois que le ralentissement économique – qu'ils attribuent notamment aux effets de la crise politico-sécuritaire aux niveaux local et régional – ne concernera pas l'ensemble des secteurs d'activités, citant les technologies de l'information, la vente de détail ou les transports parmi les potentielles locomotives. Les économistes restent toutefois pessimistes en ce qui concerne les performances du secteur immobilier et des exportations.
Le sondage indique également que 12 économistes sur 18 ne voient pas le processus d'attribution de licences d'exploration des réserves présumées de pétrole et de gaz au Liban se débloquer en 2016. À l'arrêt depuis novembre 2013, l'attribution des blocs de concession dans la zone économique exclusive (ZEE) du Liban reste suspendue à l'adoption par le Conseil des ministres de deux décrets-cadres – un pour définir les coordonnées des blocs, l'autre pour préciser les modalités du contrat d'exploration et de production (EPA en anglais). Les sondés sont également 12 sur 18 à considérer que le Parlement ne votera pas de budget en 2016 pour la onzième année consécutive.
Ils sont enfin 8 économistes à craindre une baisse de la note de la dette souveraine du Liban en 2016 – la dernière dégradation effectuée par Standard & Poors date de septembre 2013 (B-) –, une proportion identique à celle des sondés confiants en la capacité de la classe politique à élire un président de la République en 2016.

