– Ali Hassan Khalil, ministre des Finances, hier, lors de la commémoration annuelle de l'attentat de Maaraké perpétré par Israël en 1985 : « L'heure n'est pas aux surenchères et le président de la Chambre est soucieux de maintenir le dialogue bilatéral entre le Hezbollah et le courant du Futur, qui est sans doute le seul à se tenir entre sunnites et chiites dans la région. Les deux parties au dialogue tiennent à le maintenir, comme garantie de la stabilité du pays. Pour ce qui est de la présidentielle, alors que toutes les parties sont d'accord sur la nécessité de revoir les mécanismes de mise en œuvre de notre Constitution, nous tenons, pour notre part, à valoriser la démarche entreprise par Saad Hariri : ce dernier a décidé de dépasser le conflit intérieur en appuyant la candidature de Sleiman Frangié. Il a ainsi franchi un grand pas pour contenir les litiges, surtout que M. Frangié se positionne dans le camp opposé à celui de M. Hariri. Il est donc souhaitable aujourd'hui que toutes les parties fassent de cette démarche une lecture positive, en vue d'une issue à la crise. Il n'est plus permis que le pays n'ait pas un président de la République. La dernière séance électorale était une expression claire d'une possible maturation d'une solution de déblocage. »
– Nidal Tohmé, député, membre du bloc parlementaire du Futur, dans une déclaration : « Qu'est-ce que certains veulent encore pour mettre un terme au vide fatal que traverse le pays ? Ne devraient-ils pas apprécier l'importante concession que leur a faite le président Saad Hariri, en soutenant la candidature du député Sleiman Frangié? Nous voulons une issue acceptable pour relancer les institutions, puisque seul un retour à l'État permettra de résoudre les problématiques actuelles. »
– Wi'am Wahhab, ancien ministre, lors d'une cérémonie à Jahiliyé, hier : « La présidentielle est reportée pour l'heure, jusqu'à ce qu'aboutissent tous les développements régionaux, avec lesquels se précisera l'issue pour le Liban. En attendant, il n'y aura pas de président de la République, à moins que le président Saad Hariri ne décide, par une inspiration divine, d'appuyer la candidature du général Michel Aoun. C'est seulement dans ce cas que le pays aura un président, le choix du général Aoun étant le choix de l'unanimité chrétienne, que nous nous devons de respecter. »

