Le patriarche maronite célébrant l’office. Photo Ani
Commentant l'Évangile du 5e dimanche du carême, le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, a comparé le Liban tout entier au paralytique de Capharnaüm, dont il était question dans la lecture du jour.
« Nous prions, a-t-il dit, pour que chacun et chacune d'entre nous reconnaissent la paralysie de l'esprit et de l'âme qui l'affecte, à cause du péché et des fautes, et l'empêche d'accomplir son devoir au sein de sa famille, de l'Église, de la société et de l'État. » « Sans cette paralysie à l'échelle nationale, a-t-il enchaîné, ceux qui se complaisent dans la prolongation du vide présidentiel depuis un an et neuf mois ne l'auraient pas fait. Sans elle, la Chambre des députés n'aurait pas été complètement bloquée (...), ni le gouvernement. Sans elle, la corruption n'aurait pas envahi impunément – voire sous protection politique – les institutions publiques. Sans elle, la volonté arabe et internationale de mettre fin aux guerres au Moyen-Orient ne serait pas paralysée (...) ».
Le patriarche devait au passage avoir un mot de compassion pour les Missionnaires de la charité de Mère Teresa, dont quatre religieuses ont été martyrisées samedi au Yémen. Il s'est également félicité des 24 heures d'adoration que l'Église tout entière vient d'observer à la demande du pape entre vendredi et samedi dernier, ainsi que tous ceux qui se sont confessés et ont obtenu le pardon de l'année jubilaire.
Notons enfin que les membres des nouveaux bureau exécutif et conseil de Caritas-Liban ont assisté à la messe et ont prêté serment, dans la chapelle de Bkerké, avant leur entrée en fonctions.


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13 h 11, le 07 mars 2016