Commerce
Ankara et Téhéran veulent tripler leurs échanges d'ici à 2018
L'Iran et la Turquie veulent porter leurs échanges commerciaux de 10 à 30 milliards de dollars par an d'ici à deux ans, a déclaré samedi le vice-président iranien, Es-Hagh Jahanguiri, en recevant le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu.
« Nous avions fixé l'objectif de 30 milliards de dollars pour nos échanges commerciaux (...) Nous allons essayer de l'atteindre » d'ici à deux ans, a affirmé M. Jahanguiri lors d'un point de presse commun retransmis par la télévision d'État. « Nous sommes contents plus que tout autre pays de la levée des sanctions contre l'Iran », a réagi M. Davutoglu.
Selon le ministre iranien des Télécommunications, Mahmoud Vaezi, qui préside la commission économique conjointe irano-turque, le volume des échanges « était de 15 milliards de dollars » entre mars 2014 et mars 2015, et est « passé à 10 milliards » depuis mars 2015. La baisse des importations iraniennes explique notamment cette chute.
L'Iran exporte du gaz vers la Turquie et importe divers produits de ce pays. Une augmentation du volume des exportations de gaz iranien vers la Turquie est l'un des sujets qui doivent être abordés lors de cette visite. Les deux responsables n'ont par ailleurs pas caché leurs différends sur la question syrienne.
Finance
Moody's abaisse la note d'Oman et de Bahreïn
L'agence de notation Moody's a abaissé la note d'Oman et de Bahreïn, et placé les autres pays du Golfe sous surveillance négative. Cette décision « reflète l'impact de la baisse importante et continue des prix du pétrole », selon un communiqué publié vendredi soir. La note de Bahreïn a été abaissée d'un cran à Ba1 tandis qu'Oman a vu sa note abaissée de deux crans à A1. L'examen de Moody's concerne l'Arabie saoudite – qui a vu sa notation rétrogradée de deux crans à A- le mois dernier – ainsi que les Émirats arabes unis, le Koweït et le Qatar. L'agence de notation estime que le prix du baril de pétrole devrait avoisiner 33 dollars en 2016, 38 dollars en 2017 et 48 dollars en 2019.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef