Michel Platini, bien que suspendu pour 6 ans, reste président de l'UEFA... mais jusqu'à quand ? La question de son remplacement ne se pose toujours pas. Toutefois, si sa sanction était confirmée en appel, l'instance européenne du football pourrait se choisir un nouveau patron avant l'Euro 2016.
Est-ce le premier signe que l'UEFA se prépare à l'éventualité d'une décision défavorable au Français et veut être sûre d'avoir un président pour sa grande compétition continentale ? Elle a fait une double annonce, hier, à l'issue de son comité exécutif. D'abord, comme elle l'a toujours dit, elle a confirmé que Platini restait son n° 1 tant que le Tribunal arbitral du sport (TAS), qu'il a saisi en appel, n'aurait pas rendu son verdict sur sa suspension. Cette décision est attendue avant le début de l'Euro, le 10 juin. Mais dans un deuxième temps, elle a évoqué l'hypothèse d'un remplacement rapide du Français si sa suspension était confirmée par le TAS suffisamment tôt.
Dans ce cas-là, l'élection de son successeur pourrait être organisée en urgence, sans le délai de trois mois de campagne électorale prévu par les statuts de l'UEFA. Conséquence : le football européen pourrait alors disposer d'un nouveau patron pour le début de l'Euro.
Parallèlement, Theodore Theodoridis a été nommé secrétaire général de l'UEFA en remplacement de Gianni Infantino, élu la semaine dernière à la présidence de la Fifa. Theodoridis, âgé de 50 ans, entré en 2008 à l'UEFA au poste de directeur des relations avec les fédérations nationales, occupait depuis 2010 le poste de secrétaire général adjoint de la Confédération européenne.
Ligne de but
Outre les débats sur son n°1 et son n° 2, le gouvernement de l'UEFA a décidé la mise en place de la technologie sur la ligne de but dès les finales de l'Europa League et de la Ligue des champions cette saison. La Fifa l'a adoptée depuis 2012 et l'a utilisée lors du Mondial 2014 au Brésil.
(Source : AFP)
L'ombre de la corruption pèse sur le Mondial 2006
Pas de preuve, mais des soupçons : l'Allemagne reste suspectée d'avoir acheté son Mondial de foot en 2006 après un rapport d'experts, publié hier, qui met en lumière les relations troubles entre le « Kaiser » Franz Beckenbauer et de sulfureux responsables de la Fifa. « Nous n'avons pas trouvé de preuve d'achat de votes, mais nous ne pouvons l'exclure », a expliqué le cabinet d'avocat Freshfields, engagé par la Fédération allemande de football (DFB) pour enquêter sur un versement opaque de 6,7 millions d'euros. Le « Kaiser » est au cœur de l'affaire en tant que président du comité de candidature, puis d'organisation du Mondial 2006.

